La résistance chinoise à la cote. Ai Weiwei surtout. Le FIFDH fait le plein pour cette soirée où l’on pourra voir, en présence de sa réalisatrice, Alison Klayman, le documentaire sur l’artiste et activiste, Ai Weiwei: never sorry *. La jeune journaliste américaine a réussi ce portrait d’une des icônes absolues de ce début de XXIe siècle. Certes, on peut lui reprocher un peu trop d’empathie avec le si charismatique «artiviste», mais pas au point d’empêcher de se faire une idée de sa complexité. Elle l’a suivi au long cours, avant et après son emprisonnement de près de trois mois, au printemps 2011. Elle fait découvrir l’homme sans être prisonnière de la chronologie, en mêlant vie privée, artistique et politique.

Ai Weiwei est toujours en liberté conditionnelle à Pékin. Mais le FIFDH rediffuse son message au festival, dont il est un des jurés, à distance. Et d’autres militants participent au débat qui suit le film: l’avocat de l’artiste, Liu Xiaoyuan, le journaliste Chang Ping, le cinéaste Liu Yannping et Liumang Yan, blogueuse, sorte de Femen chinoise. Philippe Dam, de Human Rights Watch et Frédéric Koller, rédacteur en chef adjoint du Temps , coprésentent la soirée.