L’essentiel

Le variant Omicron semble se propager plus que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué l’OMS.

Le canton de Vaud a augmenté le niveau d’alerte pour lutter contre la cinquième vague de Covid-19. Il a enclenché la phase trois, passant de «système sous tension» à «crise cantonale».

 

Retrouvez notre suivi de la journée de dimanche.

 


■ Les opposants aux mesures ciblent des restaurateurs qui imposent la règle des 2G

Les opposants aux mesures sanitaires ont une nouvelle cible: les restaurateurs qui ont décidé d’instaurer volontairement la règle des 2G. Sur les réseaux sociaux, ceux qui s’opposaient notamment à la loi Covid acceptée par le peuple le 28 novembre dernier, appellent à «pourrir la réputation» de ces établissements et à un boycott révèle le Blick romand.

Sur un groupe Facebook des opposants aux mesures, il est demandé de poster de faux avis sur TripAdvisor et de donner le nom de tous les établissements qui imposent la règle des 2G. Pour rappel, cette règle fait partie des mesures mises en consultation vendredi dernier par le Conseil fédéral jusqu’au mardi 14 décembre. Certains patrons d’établissements expliquent également avoir été la cible de menaces par mail ou téléphone.


■ Commission opposée aux fermetures envisagées par le gouvernement

La commission de la santé publique du National appelle le Conseil fédéral à renoncer à la fermeture des restaurants, des bars, des discothèques et des piscines couvertes. Elle a refusé lundi par 13 voix contre 9 cette variante mise en consultation vendredi par le gouvernement.

La commission accepte «tout au plus» la variante 2G, selon laquelle l’accès par exemple aux établissements culturels, aux installations de sport et de loisirs, aux restaurants et aux bars est réservé aux personnes vaccinées ou guéries. Par contre, aucun test ne pourra être exigé (2G +) et le port du masque ne sera pas obligatoire, indiquent les services du Parlement.


■ La Chine annonce son premier cas du variant Omicron

La Chine a annoncé avoir détecté son premier cas du très contagieux variant Omicron du coronavirus, ont rapporté les médias d’Etat lundi. Les autorités de la ville de Tianjin, dans le nord-est de la Chine, ont repéré le variant chez une personne revenant de l’étranger, sans préciser de quel pays il s’agissait, selon le Quotidien de Tianjin.

Le patient, asymptomatique, a été testé positif jeudi, et des tests plus poussés ont «confirmé la détection du […] variant Omicron», selon le journal, qui ajoute que ce patient a été hospitalisé et mis à l’isolement.


■ Le canton de Fribourg touché par des fraudes au certificat

Comme d’autres cantons, celui de Fribourg n’est pas épargné par les fraudes au certificat Covid. Des irrégularités ont ainsi été découvertes au sein du centre de dépistage de Granges-Paccot. L’ampleur de ces agissements n’est pas connue.

Des contrôles effectués au centre de test exploité par l’Hôpital fribourgeois (HFR) ont mis au jour que de faux certificats avaient été délivrés. Une enquête est en cours afin de déterminer l’ampleur de la fraude et d’identifier les coupables de ces agissements, a indiqué lundi l’HFR.

Le centre de dépistage cantonal a été ouvert en mai 2020. Depuis cette date, ce sont plus de 106 000 tests qui ont été réalisés. Mais des certificats Covid ne sont toutefois délivrés que depuis la fin juin 2021. L’HFR relève que l’écrasante majorité du personnel a fait son travail de manière professionnelle et intègre. L’institution dit tout mettre en œuvre pour que la situation soit rapidement clarifiée afin d’assurer un fonctionnement serein et efficace de ce centre de dépistage. «Ceci est d’autant plus important que le volume d’activité est actuellement très élevé en pleine nouvelle vague pandémique», écrit l’HFR.


■ Il faut des offres supplémentaires pour soutenir les jeunes

Les autorités cantonales s’inquiètent du bien-être des enfants et des jeunes. La pandémie du coronavirus a accentué les problèmes: les enfants et les adolescents ne vont que moyennement bien, selon un sondage.

Lire aussi: Les adolescents touchés par le covid ont plus de mal à faire confiance

En juin dernier, la Task Force Enfance et jeunesse – mise en place à la fin 2020 en raison de la pandémie de Covid et qui réunit des professionnels de la Confédération et des cantons – a réalisé un sondage. Les responsables des cantons et plus de 130 de leurs prestataires du domaine de l’aide à l’enfance et à la jeunesse y ont participé.

Les résultats du sondage présentés lundi par la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) confirment les constats faits par d’autres études: beaucoup d’enfants et de jeunes expriment de la souffrance psychique en raison de la pandémie et le nombre de personnes sollicitant les services d’aide augmente.


■ Formes graves du Covid-19 plus rares grâce au vaccin malgré Omicron

Les évolutions graves de la maladie Covid-19 deviennent plus rares grâce au vaccin. Le taux de transmission du nouveau variant Omicron est pourtant trois fois plus élevé que celui du variant Delta et il pourrait être prédominant en Europe dans les semaines à venir.

Ce taux de transmission élevé du nouveau variant Omicron «n’est toutefois pas dû au virus lui-même, mais au fait que les personnes vaccinées et non vaccinées s’infectent», a indiqué lundi le biophysicien bâlois Richard Neher sur le site internet de l’Université de Bâle.


■ La Suisse compte 23 511 nouveaux cas de coronavirus en 72 heures

Les dernières informations du bulletin de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP):

  • La Suisse a enregistré lundi 23 511 cas supplémentaires en 72 heures.
  • On déplore 46 décès supplémentaires.
  • On compte 273 nouvelles hospitalisations.
  • Durant les dernières 72 heures, les résultats de 159 315 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 14,76%.
  • Les patients Covid-19 occupent 34,7% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 82,2%.

■ Royaume-Uni: au moins un décès dû au variant Omicron

Au moins une personne contaminée par le variant Omicron du coronavirus est morte au Royaume-Uni, a indiqué lundi le Premier ministre Boris Johnson.

«Malheureusement, Omicron génère des hospitalisations et il a été confirmé qu’au moins un patient est décédé (des suites d’une contamination) au variant Omicron», a déclaré le dirigeant conservateur lors de la visite d’un centre de vaccination à Londres, alors qu’il mise sur une campagne de rappel vaccinal massive pour freiner la propagation du variant.


■ Pour contrer Omicron, le Danemark précipite la troisième dose

Le Danemark va anticiper la dose de rappel des vaccins anti-Covid pour tous les plus de 40 ans afin de freiner la flambée des nouvelles infections et la propagation du variant Omicron, ont annoncé lundi les autorités sanitaires.

«A cause du nouveau variant plus contagieux Omicron, les autorités sanitaires danoises ont décidé d’avancer la troisième dose pour toutes les personnes âgées de 40 ans et plus, afin qu’elles reçoivent le vaccin quatre mois et demi après leur deuxième dose», contre six mois jusqu’à présent, a annoncé l’Agence nationale de santé.


■ Un demi-million de doses commandées pour la vaccination des enfants

Les recommandations pour la vaccination des enfants devraient être annoncées dans les prochains jours par la Commission nationale de la vaccination. Swissmedic a autorisé vendredi la vaccination des enfants de 5 à 11 ans avec le vaccin produit par Pfizer/BioNtech. «Si les recommandations suivent, ce sera un enjeu logistique important», a précisé Alain Berset. Ce dernier a indiqué qu’un demi-million de doses ont été commandées pour l’année prochaine. «Ce n’est pas une vaccination pour adulte, mais des doses spécifiquement ajustées pour les enfants», a-t-il précisé.

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■ Les Cantons saluent la consultation pour des mesures plus strictes

La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) salue la nouvelle consultation proposée par le Conseil fédéral pour mettre en place de nouvelles mesures pour consultation.

«La pandémie n’est pas encore terminée. Nous avons un nombre record de cas, ce qui met à rude épreuve le fonctionnement des hôpitaux. Omicron crée de nouvelles incertitudes et de nouveaux risques. Il est impératif que nous maintenions l’efficacité du système de santé. C’est pourquoi des mesures de sécurité supplémentaires doivent être prises», a indiqué Lukas Engelberger, conseiller d’Etat de Bâle-Ville et président de la CDS.


■ Les mesures prises n’ont pas encore réussi à retourner la situation, selon Alain Berset

«Les mesures prises par la Confédération et les cantons ces deux dernières semaines ne semblent pas avoir suffisamment déployé leurs effets pour retourner la situation épidémiologique, et peut-être qu’elles ne suffiront pas», a indiqué le conseiller fédéral Alain Berset. Il a aussi annoncé que l’incidence actuelle en Suisse est la plus élevée jamais atteinte depuis le début de la pandémie.

Certains cantons ont pris plus de mesures que celles recommandées par la Confédération. «Cela me paraît indispensable», a ajouté le conseiller fédéral chargé de la Santé. «Notre but est d’éviter des fermetures», a-t-il souligné. Il a lancé un appel à accélérer l’administration de la 3e dose, afin de remonter l’immunité durant l’hiver, notamment face au variant Omicron. 5000 doses sont actuellement administrées par jour, «Nous devrons arriver à 100 000 doses par jour, comme cet été», a-t-il déclaré.

Lire encore: Une troisième dose, et après?


■ Alain Berset débat avec les cantons

Le conseiller fédéral et des représentantes et représentants des cantons s’entretiendront ce lundi à partir de 10h00 pour faire le point sur les prochaines étapes de lutte contre le coronavirus. Pas de décision attendue, les mesures proposées par le Conseil fédéral vendredi sont en consultation jusqu’à mercredi.

Hier, Guy Parmelin dans la presse dominicale a prédit «une vie pas facile» pour les non vaccinés, qui doivent s’attendre à ce que leurs libertés soient réduites pour longtemps, selon le président de la Confédération. Car l’évolution de la pandémie pourrait nécessiter que la règle des 2G reste en vigueur dans le domaine des loisirs.


■ 80% de décès en plus dans les EMS à l’automne 2020

«La pandémie de Covid-19 a eu un impact majeur sur les services de santé en 2020», écrit lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Le nombre de personnes âgées résidant en EMS a reculé (–6%), tout comme le nombre d’hospitalisations (–5%). A l’inverse, le nombre de décès a fortement augmenté dans les hôpitaux (+8%) et encore plus dans les EMS (+16%).

40 871 hospitalisations ont été enregistrées en 2020 avec un diagnostic de Covid-19, ce qui représente 3% de l’ensemble des hospitalisations, dont 36 244 dans les hôpitaux et unités de soins aigus. C’est à partir de la fin septembre que sont intervenues la majeure partie (69%) des hospitalisations avec COVID-19.

Il y a eu en 2020 quelque 72 000 hospitalisations en moins que les années précédentes (–5%). 80% du recul est intervenu au printemps. C’est la conséquence de l’obligation de renoncer aux traitements médicaux non urgents décrétée par le Conseil fédéral, et des mesures prises par les hôpitaux pour disposer des ressources afin de soigner les patients souffrant de COVID-19.

Le nombre d’heures en soins intensifs a augmenté de 4% sur l’ensemble de l’année. Presqu’un cinquième des heures en soins intensifs ont été effectuées par des personnes ayant le Covid-19. Lors des deux pics de la pandémie, au printemps et en automne, le dépassement a été massif, illustrant la surcharge de ces services. La pandémie a aussi marqué les finances. Les hôpitaux et les EMS bouclent l’année avec des déficits records de respectivement 800 et 400 millions de francs, selon l’OFS.


■ Les hospitalisations avec le Covid-19 souvent graves

Par rapport aux autres personnes hospitalisées, les patients avec Covid-19 ont deux fois plus de risque d’avoir recours aux soins intensifs (12% contre 5%), indique la publication spéciale «Impact de la pandémie de Covid-19 sur les services de santé en 2020» de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Le temps qu’elles y passent est trois fois plus long (232 heures en moyenne contre 72 heures). Lorsqu’elles ont été admises en soins intensifs, elles ont quatre fois plus de risque d’être intubées (40% contre 9%). Elles ont aussi cinq fois plus de risque de décéder à l’hôpital que les personnes sans Covid-19 (12,4% contre 2,4%).

Les coûts des hospitalisations avec COVID-19 reflètent la lourdeur des traitements qu’elles ont exigés: en moyenne, ils sont presque deux fois supérieurs à ceux des hospitalisations sans Covid-19 (22 978 contre 12 613 francs). Le coût moyen des hospitalisations avec Covid-19 et ayant compris un séjour en soins intensifs monte à 73 532 francs; en cas d’intubation, il atteint 107 877 francs.


■ Berne signe quatre contrats pour le développement de médicaments contre le COVID-19

Après avoir lancé un appel à projets cet été, la Confédération annonce qu’elle vient de conclure des contrats avec quatre entreprises basées en Suisse pour le développement de médicaments contre le COVID-19. Neuf entreprises avaient candidaté, et le montant total s’élève à environ 27 millions de francs. Les nouveaux médicaments devraient être disponibles d’ici la fin de l’année 2022.

Lire à ce sujet: Berne libère 27 millions pour développer des traitements covid

Les quatre entreprises sélectionnées sont:

– GeNeuro SA, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les effets à long terme de COVID-19 (COVID long) chez les patients souffrant de symptômes neuropsychiatriques sévères.

– Kinarus AG, pour le développement d’une association médicamenteuse orale à activité antivirale et anti-inflammatoire, pour toutes les sévérités liées au COVID-19.

– Memo Therapeutics AG, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les infections par le SARS-CoV-2 chez les patients à risque d’une évolution sévère du COVID-19, à administrer par inhalation ou par voie intraveineuse.

– Noorik Biopharmaceuticals AG, pour le développement d’un vasodilatateur pulmonaire oral destiné à prévenir l’insuffisance respiratoire et à réduire le besoin de ventilation mécanique en cas d’hospitalisation due au COVID-19.

Le programme d’encouragement est limité à fin 2022. Il vise à soutenir le développement de médicaments potentiellement importants dans la lutte contre le COVID-19. En échange de ces investissements, la Confédération bénéficiera de contreparties, par exemple un droit de préemption.


■ Une classe entière mise en quarantaine à Genève

Les élèves et les adultes d’une classe de l’école primaire De-Livron de Meyrin ont été mis en quarantaine après un cas «hautement probable» d’Omicron. Celui-ci n’est pas lié à une propagation locale, mais à une importation. «Tant qu’une contamination sur le territoire genevois n’est pas observée, nous pouvons imposer des quarantaines», a dit à Keystone-ATS le porte-parole du département de la sécurité, de la population et de la santé (DSES) Laurent Paoliello. «Nous pouvons encore freiner la propagation».

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La quarantaine décidée par la médecin cantonale est «stricte», a affirmé dimanche le DSES. Les personnes de la classe devront également subir un test PCR. Et les parents et les frères et sœurs des élèves devront se faire dépister. Jusqu’à présent, seuls quelques cas importés ont été identifiés en Suisse. Celui-ci semble être le 5e du nouveau variant dans le canton.


■ Une 3e dose pour les plus de 18 ans au Royaume-Uni au plus vite

Face à un «raz-de-marée d’Omicron» qui déferle sur le Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson a annoncé dimanche soir une forte accélération de la campagne de rappel vaccinal en Angleterre, avec l’objectif de proposer une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 à tous les adultes d’ici fin décembre, soit un mois avant la date initialement prévue.

Les autres nations du Royaume-Uni (Ecosse, Irlande du Nord et Pays de Galles) vont également accélérer leur programme de vaccination.

Boris Johnson reste dans la tourmente, accusé d’entretenir une «culture du mépris des règles» au sein du gouvernement, après la publication dimanche d’une photo le montrant participant à un quizz en décembre 2020, à une époque où les Britanniques étaient priés de limiter leurs interactions sociales.


■ Le président sud-africain Cyril Ramaphosa positif

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a été testé positif dimanche et a entamé un traitement, souffrant de symptômes légers de la maladie. Cyril Ramaphosa, 69 ans, entièrement vacciné, a commencé à se sentir «mal» après avoir quitté en milieu de journée la cérémonie officielle au Cap en hommage à l’ancien président Frederik de Klerk, mort le mois dernier, a déclaré la présidence dans un communiqué tard dans la soirée.

Le chef de l’Etat portait un masque noir pendant la cérémonie qui a rassemblé environ 200 personnes dans une église de la ville, sauf lorsqu’il a prononcé l’éloge funèbre. «Le président, qui est entièrement vacciné, s’est isolé au Cap et a délégué toutes ses responsabilités au vice-président David Mabuza pour la semaine prochaine», a ajouté le bureau du président, ajoutant que la cérémonie s’était déroulée dans le respect des règles sanitaires.