L’essentiel

Le conseiller fédéral Ueli Maurer s’est montré critique vis-à-vis du traitement médiatique de la pandémie. La pression des médias a conduit à un renforcement peut-être inutile des mesures en Suisse, selon lui. «Il ne faut pas sous-estimer les dégâts causés par les médias», a-t-il déclaré.

A ce sujet: La salve de Maurer contre les médias

Le Parlement autrichien a adopté jeudi la loi sur la vaccination obligatoire pour tous les adultes, devenant le premier pays de l’Union européenne à prendre une telle mesure pour lutter contre la pandémie de Covid-19, malgré une virulente opposition dans la rue.

 


■ France: les opposants au pass vaccinal dans la rue

Des opposants au pass vaccinal ont défilé dans les rues de plusieurs villes de France samedi, deux jours avant son entrée en vigueur. Ils ont réclamé la «liberté» et fustigé «l’apartheid» imposé selon eux par le gouvernement, avec vaccinés d’un côté et non vaccinés de l’autre.

Au total, près de 38 000 personnes, dont 5200 à Paris ont participé aux manifestations, selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur, un chiffre en recul par rapport à samedi dernier, où il en avait dénombré 54 000.

A Paris, où quatre manifestations avaient été déclarées, des Gilets jaunes ont défilé dans la matinée, relayés dans l’après-midi par le mouvement Les Patriotes de Florian Philippot, qui a rassemblé une foule de tous âges dont des parents accompagnés de leurs enfants, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le pass vaccinal sera déployé lundi en France. Il faudra alors pouvoir justifier pour les plus de 16 ans d’un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.


■ L’Irlande se prépare à célébrer une fête de la Saint-Patrick presque normale

L’Irlande est prête pour les premières célébrations de la Saint-Patrick depuis le début de la pandémie, il y a deux ans. Le premier ministre, Micheal Martin, a annoncé vendredi que la plupart des restrictions sanitaires prendraient fin samedi, détaille le New York Times. «Nous avons surmonté la tempête Omicron», s’est-il félicité en s’adressant aux Irlandais.

La fête de la Saint-Patrick aura donc bien lieu le 17 mars prochain, a confirmé la ministre de la culture. En 2020, la Saint-Patrick avait été annulée le week-end avant la célébration alors que la première vague de covid déferlait sur l’Europe. L’édition 2021 était aussi passée à la trappe.

A partir de samedi, les bars et restaurants ne seront plus contraints de fermer leurs portes à minuit et le pass sanitaire n’y sera plus exigé, tout comme pour les boîtes de nuit et autres lieux de loisirs. Les restrictions sur les visites à domicile – qu’il était jusqu’ici conseillé de limiter à quatre foyers maximum – seront levées et les salariés pourront entamer «un retour progressif sur leur lieu de travail physique» à partir de lundi.

Cependant, «aucun changement ne sera apporté aux mesures actuellement en place sur les voyages internationaux», a prévenu le Premier ministre, et le port du masque restera obligatoire dans les transports et magasins au moins jusqu’au 28 février, date à laquelle ces mesures seront revues.

«Je ne sais pas si j’ai déjà attendu un événement avec autant d’impatience que celui-ci», s’est réjoui Micheal Martin. «Les humains sont des êtres sociaux, et nous, les Irlandais, encore plus que la plupart des gens!», a-t-il plaisanté.


■ Plus de 2000 opposants aux mesures anti-covid à Berne

Plus de 2000 personnes opposées aux mesures destinées à endiguer le coronavirus se sont réunies samedi après-midi à Berne lors d’une manifestation non autorisée. La police a déployé un gros dispositif, mais est restée en retrait.

Le cortège des manifestants, arborant des drapeaux suisses, est parti à 14h00 de la place de la gare aux cris de «Liberté». Il n’y avait cette fois pas de sonneurs de cloches, mais le président du mouvement Massvoll (La coupe est pleine) Nicolas Rimoldi y était.

Les manifestants se sont rendus sur la Place fédérale. Plus de 2000 personnes étaient rassemblées, selon une estimation de l’agence Keystone-ATS sur place. La police était déployée devant le Palais fédéral équipée de canons à eau. Des menaces ont été proférées en marge de la manifestation contre des personnes portant un masque de protection. Le trafic des trams en vieille ville a été perturbé jusque vers 16h00.

Des autonomistes de gauche ont organisé une contre-manifestation à vélo. Une centaine de personnes pour la plupart masquées se sont postées sur l’itinéraire des anti-covid et ont scandé des slogans anti-fascistes. La police n’a pas dû intervenir entre les deux groupes. Cette contre-manifestation n’était pas non plus autorisée. Il n’y a pas eu de dégâts notables.


■ Record quotidien d’infections en Russie pour le deuxième jour consécutif

La Russie a annoncé samedi un nouveau record quotidien de contaminations au coronavirus pour le deuxième jour consécutif, alors que le Kremlin a averti des risques liés au variant très contagieux Omicron. Pays le plus endeuillé d’Europe par le Covid-19, la Russie a enregistré 57 212 nouveaux cas, après en avoir comptabilisé 49 513 la veille, selon les chiffres du gouvernement.

Le président russe Vladimir Poutine a averti la semaine dernière que son pays avait deux semaines pour se préparer avant d’être frappé à son tour par ce variant, appelant à accélérer le dépistage et la vaccination. La capitale Moscou, épicentre de l’épidémie dans le pays, a, elle aussi, enregistré un nouveau record pour le troisième jour d’affilée, avec 16 904 nouveaux cas.

En Russie, qui sort à peine d’une vague particulièrement meurtrière causée par le variant Delta, les autorités peinent toujours à convaincre les Russes d’aller se faire vacciner. Alors même que ce pays dispose de plusieurs vaccins de sa propre conception, dont le Spoutnik V, moins de la moitié des 144 millions de Russes sont complètement immunisés à ce jour, selon le site internet spécialité Gogov.

Jeudi, les concepteurs du Spoutnik V ont revendiqué dans un communiqué une «protection forte» contre le variant Omicron, des propos similaires à ceux de Vladimir Poutine qui a affirmé que le vaccin russe était «plus efficace que les autres utilisés dans le monde».


■ Variant Omicron: des données «rassurantes» dans les hôpitaux suisses

La moindre dangerosité du variant Omicron semble se confirmer dans les hôpitaux du pays. Le Blick a interrogé les 20 plus grands établissements du pays pour savoir combien de patients étaient porteurs du fameux variant aux soins intensifs. Beaucoup n’ont communiqué aucune donnée à ce sujet, mais ceux qui ont accepté de le faire disposent d’informations «rassurantes».

«Aux HUG, seules 2 personnes sur 19 ont été atteintes par le variant sud-africain. A l’Hôpital cantonal de Saint-Gall, «probablement» aucun patient sur 8 n’a contracté Omicron, selon un porte-parole, tandis que dans les hôpitaux de la ville de Zurich, Waid et Triemli, sept patients atteints du Covid se trouvent aux soins intensifs, dont aucun n’a été atteint par le variant Omicron», liste le média. Les hospitalisations pourraient toutefois augmenter dans les semaines à venir, le pic de la cinquième étant attendu pour fin janvier ou mi-février.

Lire aussi: En Suisse, le pic de la cinquième vague pourrait être atteint d’ici peu


■ Un régime de tests assoupli pour entrer en Suisse

Depuis ce samedi, les personnes vaccinées contre le Covid-19 et celles qui peuvent prouver une guérison n’ont plus besoin de tests pour entrer en Suisse. Cet assouplissement annoncé mercredi par le Conseil fédéral intervient juste au début des vacances d’hiver.

Seules les personnes qui ne sont ni vaccinées ni guéries doivent encore présenter un test négatif à leur arrivée. Le test PCR doit avoir été fait dans les dernières 72 heures et le test rapide antigénique dans les dernières 24 heures. Le deuxième test après 4 à 7 jours a été supprimé en raison des capacités limitées d’analyse en Suisse.

Les milieux touristiques ont fait part de leur soulagement mercredi. L’assouplissement des conditions d’entrée est un signal positif pour les vacances de neige, a écrit la Fédération suisse du tourisme.


■ Alain Berset: «La période du certificat semble toucher à sa fin»

L’obligation de présenter le pass covid pourrait bientôt être supprimée en Suisse. «La période du certificat semble toucher à sa fin», a déclaré le ministre de la santé Alain Berset dans une interview publiée samedi dans le journal Schweiz am Wochenende. En Suisse, les certificats covid sont utilisés depuis juillet dernier et permettent d’attester qu’on est vacciné, testé ou guéri. Par cette mesure, le gouvernement souhaite endiguer la propagation du coronavirus et prévenir les cas graves de maladie en limitant l’accès à certains lieux. En automne, avant la votation sur la loi Covid, l’utilisation des certificats et leur acceptabilité ont fait l’objet de débats dans la société.

Dans le journal alémanique, le conseiller fédéral socialiste s’est montré modérément optimiste: «Je pense que nous sommes sur la bonne voie, mais le virus s’est déjà révélé imprévisible à plusieurs reprises». Si la situation sanitaire évolue favorablement, le Conseil fédéral «pourrait, dans les prochaines semaines, transformer l’obligation de télétravail en recommandation et supprimer la quarantaine», a-t-il ajouté. Le gouvernement a décidé mercredi de maintenir ces deux mesures jusqu’à fin février. Les autres mesures sont en vigueur au moins jusqu’à fin mars.

Deux ans après le début de la pandémie, le ministre a avoué n’avoir «jamais pensé pouvoir supporter une telle situation». La crise a été d’une «brutalité insoupçonnée». Il a été confronté à une «énorme pression de la responsabilité», aux attentes de la population et à une charge de travail bien supérieure à celle habituelle. Pour le Fribourgeois, le pire jour de la crise a été celui «où nous avons dû fermer les écoles». «On ne peut imaginer pire pour une société que d’impacter négativement les possibilités de formation et l’égalité des chances des enfants». Mais le Conseil fédéral n’avait pas d’autre choix après que les pays voisins et certaines communes du pays ont fermé leurs établissements scolaires. «Heureusement, cela n’a duré que quelques semaines au final, bien moins longtemps que dans d’autres pays.»