Pas question de laisser Alexandre Benalla se transformer en bombe à retardement d’un quinquennat ébranlé par la crise des «gilets jaunes». Mis en examen vendredi par la justice française pour «usage abusif de passeports diplomatiques», et attendu ce lundi après-midi devant la Commission d’enquête du Sénat, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est devenu l’homme à abattre des coulisses de la République. Des coulisses dans lesquelles il avait, en deux ans de service auprès d’Emmanuel Macron, appris merveilleusement à manœuvrer…

En septembre 2018, l’ex-conseiller chargé des déplacements du président français avait déjà répondu aux questions des sénateurs. Le titre de la mission d’information constituée par la Chambre haute était alors alambiqué. Il s’agissait de faire la lumière «sur les conditions dans lesquelles des personnes n’appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu être associées à l’exercice de leurs missions de maintien de l’ordre et de protection de hautes personnalités».