Qu’a-t-il à dire de plus? En septembre 2018, Alexandre Benalla avait longuement été interrogé par la Commission des lois du Sénat. La chaîne Public Sénat, qui retransmettait alors cette audition en direct, avait explosé ses taux d’audience. L’affaire «Benalla» était à ce moment considérée presque comme une affaire d’Etat, et les agissements de l’ancien collaborateur de l’Elysée durant la manifestation du 1er mai 2018 à Paris – il était intervenu avec violence, au sein des forces de police, contre des manifestants sans y être habilité – avaient sérieusement bousculé le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Et maintenant? Que va dire aux juges Alexandre Benalla, né le 8 septembre 1991 et désormais reconverti dans les affaires de sécurité privée et de négoce? A priori, pas grand-chose. A quelques mois de la prochaine élection présidentielle d’avril 2022, son intérêt est de faire profil bas, y compris devant la justice qui le poursuit notamment pour «violences volontaires en réunion» et «immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique»…