Elle n’a pas l’âge. Même si elle le voulait, Alexandria Ocasio-Cortez, la benjamine du Congrès, ne pourrait pas se présenter à l’élection présidentielle. Elle a 29 ans. Or un candidat doit avoir au minimum 35 ans. AOC, comme on l’appelle, est le piment de la politique américaine. Qu’elle agace ou qu’elle fascine, elle est devenue un phénomène. Ultra-médiatisée, la charismatique New-Yorkaise a déjà dû avaler bien des couleuvres. Moquée pour ses «clowneries» et ses pas de danse, critiquée pour sa manière chic de s’habiller alors qu’elle défend les victimes de la précarité, AOC ne s’en laisse pas conter. Elle incarne une nouvelle manière de faire de la politique. Jeune, branchée – elle recourt massivement aux réseaux sociaux –, dynamique et, surtout, décomplexée. Ensemble avec la jeune musulmane Ilhan Omar, elle a pris presque naturellement le lead d’un groupe de nouvelles élues issues de minorités et incarnant l’aile gauche du parti.