■ 22h45 Alexis Tsipras déclare que la dette est sur la table des négociations

Le non au référendum en Grèce ne signifie pas «une rupture avec l’Europe mais «le renforcement de notre pouvoir de négociation» avec les créanciers, UE et FMI, a affirmé le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Dans une allocution télévisée, le Premier ministre a également a assuré que son gouvernement était «prêt à reprendre la négociation avec un plan de réformes crédibles et socialement justes» et que «cette fois la question de la dette (publique) sera sur la table». Il a également lancé un message d’unité: «indépendamment de ce que nous avons voté, nous ne faisons qu’un» après le référendum de dimanche.

22h15 Le chef de l’opposition conservatrice démissionne

Le chef de l’opposition conservatrice et ex-Premier ministre Samaras démissionne de son parti. L’ex-Premier ministre grec Antonis Samaras, chef du principal parti d’opposition grec, Nouvelle Démocratie (conservateurs), a annoncé sa démission, après la victoire massive du non au référendum par environ 60%.

«Je comprends que notre parti a besoin d’un nouveau départ, dès aujourd’hui je démissionne de la direction», a indiqué Antonis Samaras, qui avait été Premier ministre au pic de la crise, entre juin 2012 et janvier 2015, avant d’être battu par l’actuel Premier ministre Alexis Tsipras.

■ 22h10 Selon Berlin, Angela Merkel et François Hollande sont «d’accord» pour dire qu’«il faut respecter le vote» des Grecs

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande se sont entretenus au téléphone au sujet de la Grèce, et demandent la convocation d’un sommet de la zone euro mardi, selon un communiqué de la chancellerie.

«Tous deux sont d’accord sur le fait que le vote des citoyens grecs doit être respecté», selon ce bref communiqué. En outre «la chancelière et le président de la République se prononcent en faveur de la convocation d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro mardi» et ont formulé cette demande à Donald Tusk, président du conseil européen, selon un communiqué séparé de la présidence française.

22h10 Le ministre allemand des Affaires étrangères déclare qu’il faut accepter le résultat

Par ailleurs, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré qu’il fallait «accepter» le résultat du référendum grec qui s’est soldé par un non massif à un plan d’austérité. «Le résultat semble clair, c’est clairement non», a commenté M. Steinmeier en arrivant à Vienne pour les négociations sur le nucléaire iranien. «Il nous faut maintenant accepter un tel résultat, c’est le résultat d’un référendum auquel le peuple grec a pris part», a-t-il souligné.

«Les conclusions qui peuvent en être tirées sont avant tout du ressort de la Grèce», a ajouté le ministre allemand, soulignant que «la balle est dans le camp d’Athènes».

21h45 Selon le ministre allemand de l’Economie, Alexis Tsipras a «coupé les derniers ponts» avec l’Europe

Le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel a déclaré dimanche que de nouvelles négociations des Européens avec Athènes paraissaient «difficilement imaginables» après le non grec au référendum.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a «coupé les derniers ponts» entre son pays et l’Europe, a ajouté le vice-chancelier du gouvernement d’Angela Merkel, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi. «Après le refus des règles du jeu de la zone euro, tel qu’il s’exprime par le vote non, des négociations sur des programmes d’aide chiffrés en milliards paraissent difficilement imaginables».

■ 21h45 Le président italien appelle à faire preuve de solidari té

Le président italien Sergio Mattarella a exhorté les Européens à montrer leur «solidarité» à la Grèce, qui fait partie de l’Europe», demandant aussi aux dirigeants grecs de faire preuve de ce même esprit. Dans un communiqué, le chef de l’Etat a estimé que la décision des citoyens grecs, dont «il faut prendre acte avec respect», «projette l’Union européenne vers des scénarii inédits, qui exigeront de tous un sens des responsabilités, une vision à long terme et stratégique».

«La Grèce fait partie de l’Europe, et, vis à vis de son peuple, les autres peuples de l’Union lui doivent leur solidarité. Cela sera dans les prochains jours le principe qui inspirera l’action de l’Italie, et, je l’espère aussi, des représentants du peuple grec, des autres partenaires européens et des institutions de l’Union», a-t-il conclu.

La zone euro «est en mesure de faire face à une crise de confiance et à d’éventuelles attaques spéculatives», a affirmé de son côté le ministère italien de l’Economie et des Finances. «L’incertitude au regard de l’avenir de la Grèce ne manquera pas de générer une volatilité sur les marchés financiers», a reconnu le communiqué du ministère italien, qui a souligné que l’Italie bénéficie d’une «reprise économique» et d’»un déficit inférieur à 3%» de son Produit intérieur brut (PIB).

«La zone euro est en mesure de faire face à une crise de confiance et d’éventuelles attaques spéculatives pour au moins trois raisons: la BCE (Banque centrale européenne) a mis en oeuvre des instruments nouveaux, à partir du «quantitative easing» (le rachat de dette publique); l’Union bancaire a stérilisé ce qui dans le passé a représenté un canal de transmission de la contagion de l’incertitude; la consolidation buddétaire a rendu tous les pays plus forts», a expliqué le ministère italien des Finances dans ce communiqué.

■ 21h30 Yanis Varoufakis a tenu un discours télévisé

Le ministre des finances a tenu un discours télévisé: «Depuis le début, nos créditeurs ont voulu fermer nos banques et nous humilier», a-t-il dit. Il a insisté sur la nécessité de retourner à la table des négociations: «le non est un outil pour tendre la main à nos partenaires». Yanis Varoufakis avait déclaré qu’il quitterait le gouvernement en cas d’acceptation du référendum.

■ 21:20 En France, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen applaudissent

Plusieurs responsables politiques français ont réagi à une probable victoire du non au référendum grec selon le site du journal Le Monde. Jean-Luc Mélenchon s’est félicité de «la victoire d’une méthode et l’échec d’un projet sournois et calamiteux». Pour le cofondateur du Parti de gauche, interviewé sur RTL, «il faut [maintenant] parler sérieusement du fait que les dettes souveraines en Europe ne sont pas remboursables, il faut une conférence européenne des dettes souveraines».

Marine Le Pen s’est se son côté empressée de saluer «une victoire du peuple contre l’oligarchie de l’Union Européenne» et «une excellente nouvelle». Pour la présidente du Front national, «c’est un non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l’austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive».

Sur BFMTV, Éric Woerth, ancien ministre UMP du budget, a considéré que «la Grèce a vraiment choisi de sauter dans l’inconnu» : «Je pense qu’il faut qu’il y ait beaucoup d’initiatives de la part de la zone euro, sans la Grèce, pour regarder quelles conséquences tirer, et il faut à ce moment poser la question de savoir si on accompagne la Grèce vers sa sortie de l’euro, puisque qu’elle l’a décidée ce soir.»

■ 21h15 Alexis Tsipras s’est entretenu au téléphone avec François Hollande

Selon le gouvernement grec, le Premier ministre a eu un entretien téléphonique avec François Hollande.

■21h00 En Espagne, Podemos salue une «victoire de la démocratie

Le chef de Podemos Pablo Iglesias salue «la victoire de la démocratie» en Grèce.

Les Européens doivent «recommencer à chercher un accord», pour sortir du «labyrinthe grec», a réagi de son côté le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, dans un tweet.

«Désormais il est juste de recommencer à chercher un accord. Mais du labyrinthe grec on ne sort pas avec une Europe faible et sans croissance», a commenté le chef de la diplomatie, dans une première réaction d’un membre du gouvernement italien.

Le président du Conseil Matteo Renzi a convoqué lundi à 09h30 son ministre de l’Economie Pier Carlo Padoan, pour examiner la nouvelle donne issue des résultats du référendum, a-t-on appris au Palais Chigi, siège du chef du gouvernement.

■ 20h50 Les partisans du non fêtent leur victoire

A la moitié des bulletins dépouillés, le non continue de l’emporter à 61,21%. Des milliers de partisans du non ont commencé à se rassembler sur la place Syntagma, dans le centre d’Athènes, pour manifester leur joie après la large avance dont leur camp est crédité par les premiers chiffres officiels du scrutin.

Tenant des drapeaux grecs et des pancartes frappées du non, les manifestants étaient environ 5.000, selon la police, sur la place Syntagma au pied du Parlement en scandant des slogans contre l’austérité, a constaté un journaliste de l’AFP. «Non, pour une patrie libre», «Non, pour l’avenir pour nos enfants», «Les banques en prison», pouvait-on lire sur certaines banderoles des manifestants proches d’un parti de gauche extra-parlementaire, Epam (Front uni pan-populaire).

Deux autres rassemblements, dont l’un conduit par un millier de partisans de Syriza non loin de l’Université, se tenaient dans le même temps.

■ 20h45 Selon Moscou, la Grèce a fait un pas en dehors de la zone euro

La Grèce a fait un «pas vers la sortie de la zone euro», a estimé un vice-ministre russe de l’Economie, Alexeï Likhatchev. «On ne peut pas ne pas comprendre» qu’il s’agit d’un «pas vers la sortie de la zone euro», a déclaré M. Likhatchev, cité par l’agence officielle TASS, tout en précisant qu’il était prématuré de dire que la Grèce «irait jusqu’au bout du chemin».

■ 20h30 61% de non après dépouillement de 39% des bulletins

Sur 39,37% des bulletins de vote dépouillés à 21h20 locale (18h15 GMT), le non l’emporte à 61,06% contre 38,94% pour le oui.

Le résultat final devrait dépasser 61%, a déclaré Michalis Kariotoglou, responsable de la société Singular Logic lors d’une intervention depuis le ministère de l’Intérieur où le comptage des voix est en cours après la fermeture du scrutin à 19h00 locale (16h00 GMT).

Pour sa part, Eucleides Tsakalotos, ministre adjoint aux Affaires internationales et coordinateur des négociations avec les créanciers, a affirmé à la télévision Star qu’Athènes allait retourner à la table des discussions «pour négocier sur les réformes, sur la dette, et sur un plan de croissance pour avoir queqlue chose de viable». «La partie d’en face sait désormais qu’on ne va pas signer n’importe quel accord (...) on est prêt dès ce soir à discuter», a lui aussi affirmé le ministre.

■ 20h10 La réunion des directeurs du Trésor de la zone euro confirmée pour lundi

Une réunion des directeurs du Trésor de la zone euro se tiendra dès lundi. La tenue de cette réunion de l’Euroworking group, instance préparatoire aux rencontres des 19 ministres des Finances de la zone euro, a été confirmée.

Mercredi, par la voix du chef de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, les ministres des Finances des pays membres de l’union monétaire avaient dit vouloir attendre les résultats du référendum avant d’examiner une nouvelle demande d’aide formulée par Athènes.

Jeroen Dijsselbloem s’était montré pessimiste sur la possibilité que la Grèce reste dans la zone euro en cas de victoire du non au référendum. «Nous sommes prêts à aider la Grèce (...) si la Grèce, ses politiciens et son peuple sont prêts à accepter des mesures désagréables», avait soutenu jeudi le ministre des Finances des Pays-Bas, lors d’un débat devant le parlement néerlandais. «S’ils ne le veulent pas, il n’existe aucune base pour un nouveau programme d’aide, et la question sera de savoir s’il existe une base pour que la Grèce soit dans la zone euro», avait-il poursuivi. «En cas de non (...), cela deviendra extrêmement difficile pour la Grèce», avait dit également M. Dijsselbloem.

■ 19h45 Le gouvernement grec demande à la BCE de remonter le plafond de l’aide d’urgence

Le porte-parole du gouvernement grec Gabriel Sakellaridis a assuré que «les initiatives pour arriver à un accord» entre Athènes et ses créanciers UE et FMI «allaient s’intensifier à partir de ce soir».

Le porte-parole a également déclaré à la chaîne ANT1: «Un grand travail de préparation a été fait pour arriver à un accord (...) la Banque de Grèce va envoyer une demande ce soir à la BCE, nous pensons qu’il y a des arguments solides pour faire remonter (le plafond de) l’ELA», l’aide d’urgence aux banques grecques qui sont fermées depuis une semaine et risquent de manquer rapidement de fonds.

■ 19h30 Tout le pays dirait non au référendum

Une carte diffusée par la télévision grecque montre que le non l’emporterait dans tout le pays. Après dépouillement de près de 20% des bulletins, le non l’emporterait à 60% selon les résultats donnés par le Ministère de l’Intérieur grec.

■ 19h25 Selon le journal grec Kathimerini, le non l’emporte d’après les premiers décomptes

Le journal précise que la participation serait de 50% et que les premiers résultats sont attendus pour 20h00.

■ 19h20 Les directeurs du Trésor des pays de la zone euro annoncent une réunion

Les directeurs du Trésor des pays de la zone euro ont annoncé qu’ils se réuniraient lundi.

19h00 Le gouvernement veut poursuivre ses efforts pour arriver à un accord

Le gouvernement grec a d’ores et déjà fait savoir qu’il allait y avoir une «intensification des initiatives à partir de ce soir pour arriver à un accord».

■ 19h00 Le ministre de la Défense prend un non pour acquis

Le ministre de la Défense Panos Kammenos, président d’ANEL, le parti de droite souverainiste qui gouverne en coalition avec Syriza, a manifesté sa satisfaction sur Twitter, semblant prendre pour acquise la victoire du non : «Le peuple grec a montré qu’il ne répondait pas au chantage, n’était pas terrorisé et menacé, la démocratie a gagné», a-t-il dit.

■ 18h50 Yanis Varoufakis s’exprime sur Twitter

Le ministre des finances grec rectifie ses propos sur Twitter. Il a tenu à préciser qu’un accord avec les Européens dans les 24h00 était une possibilité et non une promesse. Cela alors que les Grecs interrogés à la sortie des urnes réclament un accord rapide.

■ 18h40 François Hollande rencontrera Angela Merkel lundi soir

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande auront lundi soir à Paris un entretien suivi d’un dîner de travail «pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce», a annoncé la présidence française.

Cette rencontre au palais de l’Elysée «s’inscrit dans le cadre de la coopération permanente entre la France et l’Allemagne pour contribuer à une solution durable en Grèce», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

■ 18h20 Des sondages téléphoniques donnent le non vainqueur

Les bureaux de vote ont fermé à 18h00 en Grèce. Le non au plan des créanciers l’emporterait au référendum initié par le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, portant sur l’acceptation ou non par les électeurs de la dernière proposition de réformes formulée par les créanciers du pays (BCE, UE, FMI), selon deux sondages réalisés par téléphone. Ces sondages ont été réalisés avant le référendum mais les médias avaient l’interdiction de révéler les résultats avant dimanche soir.

Les résultats semblent serrés. Un sondage de la chaîne Star donne au non une fourchette entre 49% et 54% contre 46 à 51% au oui. La chaîne Mega donne entre 49,5% et 53,5% au non et entre 46,5% et 50,5% pour le oui. Le gouvernement du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras a prôné le non. Alexis Tsipras a annoncé qu’il tiendra un discours à 20h00, ce qui peut laisser penser que les résultats sont plus nets qu’estimé.