Le régime de Bouteflika n’entend pas céder à la pression de la rue. Pour la première fois depuis le début des manifestations contre la candidature du chef de l’Etat sortant à la présidentielle du 18 avril, le gouvernement s’est enfin exprimé et a cherché à temporiser. «Il y a eu un nombre important de manifestants», a ainsi admis lundi le premier ministre, Ahmed Ouyahia, tout en renvoyant le mouvement social aux urnes: «Chacun a le droit de défendre son candidat et d’être contre toute autre candidat, les urnes trancheront de manière pacifique et civilisée.»

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