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SCHWERTE, GERMANY - FEBRUARY 14: Andrea Nahles, Bundestag faction leader of the German Social Democrats (SPD), speaks during the local political Ash Wednesday SPD gathering on February 14, 2018 in Schwerte, Germany. Nahles is hoping to become party…

Europe

En Allemagne, le SPD est au plus bas

Acteur majeur de la scène politique allemande de l'après-guerre, le Parti social-démocrate est en grande difficulté à un peu plus de deux semaines du vote des militants du parti sur l'accord de grande coalition avec le parti de la chancelière Angela Merkel

La cote de popularité du Parti social-démocrate allemand (SPD) n'a jamais été aussi basse. Celle qui est appelée à en prendre les rênes, Andrea Nahles, dit n'avoir «aucun plan B» si les adhérents du parti rejettent l'accord de coalition trouvé avec les conservateurs d'Angela Merkel.

Les 464 000 adhérents du SPD sont appelés à voter par correspondance à partir du 20 février pour ou contre l'accord conclu par ses dirigeants, la semaine dernière, pour reconduire la grande coalition avec le bloc CDU-CSU de la chancelière. Le résultat de ce vote par correspondance ne sera connu que le 4 mars. Rien n'est acquis, d'autant plus que bon nombre, au sein du SPD, estiment que le parti doit se reconstruire dans l'opposition, après avoir essuyé son pire revers dans l'histoire de la république fédérale en obtenant aux législatives du 24 septembre dernier un score de 20,5% et en perdant 40 sièges au Bundestag.

Lire aussi: Angela Merkel chahutée dans son propre camp

Un sondage de l'institut Kantar Emnid publié vendredi a toutefois de quoi encourager les dirigeants du SPD: deux tiers de leurs sympathisants se disent en faveur d'une nouvelle GroKo (coalition avec le parti d'Angela Merkel). Le SPD a en effet obtenu plusieurs concessions, en matière de santé ou d'emploi, et six ministères, dont les Affaires étrangères et surtout les Finances, traditionnelle chasse gardée des conservateurs. «Je suis persuadée que nous aurons une majorité», a déclaré Andrea Nahles, que les hauts responsables du SPD ont désignée future dirigeante du parti.

SPD à un point de l'Alternative pour l'Allemagne

L'enjeu de l'échéance du 4 mars est clair: sortir la première économie européenne de l'impasse cinq mois après les législatives. Cette consultation auprès des adhérents du SPD est vitale pour la chancelière, sortie victorieuse mais affaiblie des élections du 24 septembre. Le vote du SPD intervient alors que le plus vieux parti allemand est en chute libre. Un sondage réalisé du 13 au 15 février par l'institut Infratest dimap pour le compte de la chaîne publique ARD montre en effet que la cote de popularité du SPD est tombée à 16%, à un point seulement du parti d'extrême-droite Alternative pour l'Allemagne (AfD). Le bloc conservateur (CDU et CSU) est donné à 33%, les Verts à 13%, le Parti de Gauche à 11% et les Libéraux du FDP à 9%.


Le SPD, très divisé sur l'idée de continuer à gouverner avec la droite, s'est enfoncé dans la crise depuis que ses dirigeants ont conclu l'accord de coalition, et aussi à cause d'une perte de confiance dans son dirigeant sortant, Martin Schulz. «Les derniers jours ont été très difficiles, c'est vrai, et cela se reflète dans ces chiffres», a dit Andrea Nahles. «Mais j'ai très bon espoir que nous puissions commencer à repartir de l'avant». La nouvelle dirigeante du SPD veut désormais se concentrer sur «les contenus», c'est-à-dire le contrat de coalition marqué selon elle d'une forte ,«empreinte sociale-démocrate». «Les vieux combats de pouvoir entre les hommes ont nui au parti, juge Manuela Schwesig, une vice-présidente du parti. Nous les femmes allons agir autrement», prévient-elle dans un entretien au journal Schweriner Volkszeitung.

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