Terrorisme

Allers et retours des djihadistes: la méthode russe

En Tchétchénie, le despote Ramzan Kadyrov veut rapatrier les femmes et les enfants de l’Etat islamique pour mieux les contrôler. A Moscou, les services de sécurité fédéraux freinent. Pour faire oublier qu’ils ont eux-mêmes facilité le départ en Syrie de nombreux djihadistes

Poussée dans les bras de l’Etat islamique (EI), puis réintégrée pour les besoins de la propagande. C’est le sort de Zalina Gabibulaeva, 37 ans, qui dit avoir trouvé aujourd’hui un havre de paix en Tchétchénie. Avec ses cinq enfants, elle a fait partie du dernier vol rapatriant des «femmes de l’Etat islamique» vers la Russie le 28 décembre 2017. Strictement voilée selon la règle salafiste, cette petite femme ronde narre au Temps son itinéraire cabossé dans les murs de l’ONG Objectif, qui cultive des liens étroits avec le despotique dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov.

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