Allseas sentait venir le tsunami et mettait les bouchées doubles pour achever à temps le chantier du siècle. Le 10 octobre, les employés du groupe ancré à Châtel-Saint-Denis réalisaient l’exploit, quelque 1000 km plus au nord, de poser 5 km de tubes sur le fond de la mer Baltique en 24 heures. Il fallait un rythme d’enfer pour terminer le gazoduc sous-marin le plus long du monde, et le plus menacé par un imbroglio géopolitique.

Lire aussi: Washington frappe l’armateur suisse Allseas pour couler le projet Nord Stream 2