Plusieurs rues dans deux quartiers de la capitale guinéenne étaient barrées par les forces de sécurité harcelées à coups de pierres et de projectiles divers jetés par des militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de M. Diallo, qui ont mis en place des barricades.

Les forces de sécurité ont riposté avec des gaz lacrymogènes. «Nous sommes parvenus à disperser la manifestation», a déclaré un responsable de la police.

Condé se déclare vainqueur Ces incidents surviennent alors que les Guinéens attendent toujours la publication officielle des résultats du second tour de la présidentielle du 7 novembre. Mais Alpha Condé a revendiqué sa victoire lundi matin dans une conférence de presse à Conakry.

«J’ai gagné quatre communes sur cinq à Conakry, toutes les préfectures de Basse-Guinée à part Boké, toutes les préfectures de la Forêt et de la Haute-Guinée. Comment voulez que je ne gagne pas?», a-t-il lancé. Il a appelé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à «publier les résultats ce lundi et respecter les délais impartis».

Au coude à coude Les résultats partiels jusqu’alors publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) donnaient les deux candidats au coude à coude.

Selon un décompte publié dans la nuit de dimanche à lundi par Reuters sur la base de 70% des suffrages dépouillés, Celou Dalein Diallo comptait 50,6% des voix, contre 49,4% pour son rival. Au précédent pointage, samedi soir, il était crédité d’un score de 51,8%.

Dimanche, Cellou Dalein Diallo avait demandé à la Céni de «prendre le temps» de bien examiner toutes les «réclamations» pour «fraudes» qu’il avait présentées, menaçant de ne «pas accepter» les résultats provisoires du scrutin s’ils étaient annoncés immédiatement. «Pour le moment, j’appelle au calme et à la retenue», avait-il déclaré.

La Céni devait décider lundi si elle retardait ou non la publication des résultats initialement prévue à la mi-journée.