Joe Biden, 80 ans, a dit mercredi qu’il avait «l’intention» de se représenter en 2024 mais qu’il n’avait «pas encore pris de décision définitive», dans une interview à la chaîne PBS.

«Je suis quelqu’un qui croit au destin. Je serais tout à fait honnête avec les Américains si je pensais qu’un problème de santé ou quoi que ce soit m’empêche de faire mon travail», a aussi déclaré le président américain. Il a invité à nouveau ceux qui s’inquiètent de son âge à le «regarder» à l’œuvre. Le président américain avait subi il y a un an environ un bilan médical détaillé, concluant qu’il était «vigoureux» et «en bonne santé».

Il faut dire que certains récents sondages d’opinion ont montré qu’est loin de convaincre une majorité des électeurs, même au sein de son propre parti. Certains démocrates, souvent en privé, ont exprimé des doutes quant à la capacité de Joe Biden de rester au pouvoir pendant encore six ans.

Un discours qui pointe vers une candidature

Pourtant, nombreux sont les observateurs à avoir interprété son discours sur l’état de l’Union, tenu la veille à devant le Congrès à Washington, comme un premier jalon de sa future campagne pour une réélection.

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Ne serait-ce que par la «vigeur» dont il a fait preuve lors de cette prestation, jugée par le New York Times, notamment lorsqu’il a répondu aux cris de ses opposants républicains: «si le but était d’ébranler le président ou de démontrer sa fragilité, cela a eu l’effet inverse». Le fait qu’il ait affirmé à plusieurs reprises sa volonté de «finir le travail» est «un argument à peine voilé selon lequel les électeurs devraient lui accorder un second mandat» estime le quotidien.

Quant au contenu de son discours, en énumérant différentes mesures qu’il appelait de ses vœux, Joe Biden a «donné un aperçu de ce que pourrait être son programme électoral», et «a clairement indiqué qu’il n’avait pas l’intention de mettre un frein à ses ambitions politiques», note la BCC.

La chaîne d’information estime également que «les résultats bien meilleurs que prévu des démocrates aux élections de mi-mandat de l’année dernière», ainsi que le fait de ne pas avoir d'«adversaire sérieux» dans le camp démocrate, expliquent pourquoi le président «se sent en bonne position pour remporter un second mandat».

Malgré ces éléments jouant en sa faveur, son succès n’a rien d’assuré. Mais s’il devait choisir de se représenter, il est fort peu probable qu’un ou une membre en vue du parti démocrate ose aller à l’encontre de l’actuel président.

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