Aucune rançon n’a été exigée au CICR par le groupe d’Abou Sayyaf pour la libération de son employé, le Suisse Andreas Notter, a affirmé samedi l’organisation. Cette dernière a assuré que l’état de santé de M. Notter est «satisfaisant».

«Nous n’avons jamais reçu de demande de rançon pour cette libération et nous n’en n’avons donc pas versé», a assuré à l’ATS, le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Florian Westphal.

Il y a plus de trois mois, Andreas Notter avait été enlevé avec deux autres employés du CICR par le groupe islamiste d’Abou Sayyaf sur l’île de Jolo, dans le sud des Philippines. Ces rebelles, spécialisés dans les enlèvements avec demande de rançon, en particulier d’étrangers, sont accusés par Manille et Washington de liens avec Al-Qaïda.

Le 2 avril, ils avaient libéré une première employée de l’organisation la Philippine Mary Jean Lacaba. Le CICR avait également nié le versement d’une quelconque rançon. Retour pas prévu pour le moment

M. Wesphal a précisé que l’état de santé de l’ex-otage «est satisfaisant, étant donné les circonstances». Cet Argovien, âgé de 38 ans, a été pris en charge dès sa libération par une équipe médicale afin de lui apporter tout le soutien nécessaire, a-t-il ajouté.

«Le retour en Suisse dépend de ce que souhaite M. Notter et sa famille. Il n’est en tous les cas pas prévu dans les heures qui viennent», a expliqué le porte-parole.

Ce dernier a exprimé toute la reconnaissance du CICR envers les personnes, officielles ou de l’ombre, qui ont contribué à cette libération. Il a en outre appelé à la libération sans délai de l’otage italien Eugenio Vagni