,Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l'UE, devons et devrions nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu.» C'est ce qu'a déclaré devant la chambre des députés allemands Angela Merkel, au premier jour de la présidence par l'Allemagne de l'Union européenne. Les deux parties se sont lancés lundi dans cinq semaines d'intenses discussions. Bruxelles et la Grande-Bretagne veulent avancer pour éviter un «no deal» potentiellement désastreux en fin d'année.

Londres, qui a quitté l'UE le 31 janvier, continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Si aucun accord n'était négocié d'ici là, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires.

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La Grande-Bretagne devra «assumer les conséquences» d'une relation économique moins forte avec l'UE à l'issue du processus du Brexit, avait mis en garde dès samedi Angela Merkel dans plusieurs journaux européens. "Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l'Europe en matière d'environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité", avait-elle notamment affirmé.

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