La chancelière allemande Angela Merkel exhorte la Grèce à rattraper son retard dans l'hébergement des réfugiés, et appelle de nouveau à la «solidarité» de l'Union européenne (UE) envers Athènes, dans une interview à paraître dimanche dans Bild.

«La Grèce devait avoir créé 50 000 places d'hébergement pour les réfugiés avant la fin 2015. Le retard doit être comblé au plus vite, parce que le gouvernement grec doit assurer un logement décent» aux demandeurs d'asile, juge Angela Merkel.

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L'UE doit «soutenir la Grèce»

S'abstenant de mettre en doute les efforts d'Athènes, dont elle est récemment devenue l'un des principaux soutiens, elle s'est dite certaine que le Premier ministre grec Alexis Tsipras «veut lui aussi» résoudre le problème.

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«Mais pour cela il a besoin de notre aide, et par conséquent l'Union européenne doit et va soutenir la Grèce de façon solidaire», promet la chancelière, qui qualifiait dimanche dernier cette solidarité européenne de «foutu devoir» pour elle.

Alexis Tsipras plaide pour une «juste répartition»

Interrogé samedi dans Bild, Alexis Tsipras réclamait lui aussi l'aide de l'UE, mais avertissait qu'il ne comptait pas «enfermer» en Grèce les demandeurs d'asile qui entendent poursuivre leur route vers le nord-ouest de l'Europe.

«Nous ne pouvons pas devenir dans la durée un camp pour des êtres humains qui ne veulent pas rester ici», notamment parce qu'il est «très difficile de trouver du travail» en Grèce, insistait-il, plaidant pour une «juste répartition» entre les Etats de l'UE au terme d'une «procédure de réinstallation».