Le 1er juillet, l’Allemagne prendra pour six mois la présidence du Conseil de l’Union européenne. En pleine épidémie de Covid-19, l’événement est crucial pour Angela Merkel, qui a annoncé quitter la Chancellerie dans un an. Mercredi matin, lors d’une visioconférence avec les dirigeants du Parlement européen, elle a présenté les grandes lignes de sa présidence, qu’elle a dû adapter en raison de la crise. Sa priorité consistera à gérer les conséquences de la pandémie pour l’Union européenne.

«La présidence de l’Allemagne recelait une grande importance avant même cette crise, avec le budget européen à boucler, la question de l’Etat de droit dans les pays de l’Est, la lutte contre le changement climatique, le Brexit…», commente Margaret Heckel, auteure en 2009 d’un ouvrage sur la chancelière allemande. «Cette présidence offre à Angela Merkel une tribune de taille dans une période exceptionnelle. L’Europe va beaucoup entendre la chancelière durant cette deuxième partie de l’année», ajoute cette experte.