La favorite de l’élection, c’est elle: Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris depuis 2014, a annoncé dimanche dans Le Parisien sa candidature aux élections municipales des 15 et 22 mars. Il y a deux ans, elle croulait sous les polémiques et on pensait qu’elle ne s’en remettrait jamais: fiasco du changement d’opérateur pour les vélos en libre-service (Vélib'), saleté des rues, invasion des rats, choix contestés en matière d’urbanisme ou de «mobilier urbain», guerre aux voitures sans tenir compte des impératifs des habitants de la petite couronne parisienne (il y a 15 millions d’habitants en Ile-de-France, contre 2,2 millions à Paris) et circulation qui condamne souvent la capitale à la thrombose.

Rien n’a vraiment changé. La ville est toujours aussi mal entretenue et Anne Hidalgo a dû s’en apercevoir, puisqu’elle propose de faire passer le budget propreté de la ville de 500 millions à 1 milliard d’euros. Les embouteillages sont toujours là, surtout quand il y a grève des transports comme depuis le 5 décembre. Mais le fond de la politique d’Anne Hidalgo semble payer.