Israël mettra-t-il ses menaces à exécution en annexant cet été un bon tiers de la Cisjordanie palestinienne? C’est la promesse qui a été faite par le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou tout juste reconduit à la tête d’un gouvernement. Ce serait aussi, sans doute, un coup de pouce bienvenu pour le président américain Donald Trump, qui promet depuis trois ans «le plan du siècle» sur le Proche-Orient.

Les élections américaines de novembre sont désormais au coin de la rue, le président gère mal la pandémie du Covid-19, et il n’aurait sans doute pas de trop de cette «victoire» pour ressouder autour de lui sa base électorale évangélique chrétienne, fortement favorable à Israël. Pourtant, rien n’est joué. Des informations recueillies par Le Temps confirment que, à l’initiative notamment de la Russie, une sorte de «front du refus» international pourrait se créer face à ce coup de force israélien. La communauté internationale tente de reprendre la main, et cette riposte multilatérale pourrait passer par Genève.