C’est un réduit montagneux d’une superficie à peine inférieure à celle de la Suisse, séparé de la Chine continentale par un détroit large de 180 kilomètres et qui fait office de baromètre des tensions entre les deux principales puissances de la planète. Face à la récente multiplication des provocations militaires chinoises, Taïwan redoute une prochaine invasion. Inquiétude compréhensible, selon Antoine Bondaz, expert à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, mais qu’il faut remettre en contexte.