Pas un mot sur les accusations du Canard Enchaîné. Devant la presse pour l'écouter parler de politique internationale, Nicolas Sarkozy n'est pas revenu mercredi sur la ristourne de 300000 euros dont il aurait, selon l'hebdomadaire satirique, bénéficié en 1997, lors de l'achat d'un appartement à Neuilly-sur-Seine. Le ministre de l'Intérieur, qui s'était dit la veille «blessé» par ces accusations «mensongères», a bénéficié il est vrai d'un renfort de poids: celui de l'ex-responsable du promoteur Lasserre soupçonné de lui avoir consenti un rabais qui a «catégoriquement démenti». Le ministre a décidé de ne pas porter plainte contre le Canard. Le candidat, qui a confirmé l'achat de l'appartement de 220 m2 pour 1,4 million de francs suisses, puis sa revente en novembre dernier, affirme avoir alors demandé aux services fiscaux de vérifier la conformité avec «les prix du marché».