Mercredi, alors que Boris Johnson, le premier ministre britannique, et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, ont entamé les négociations sur les futures relations commerciales entre Londres et Bruxelles, le sujet était presque absent. Au Royaume-Uni, la City, autrefois toute-puissante, qui rapporte 10,5% des recettes fiscales, a disparu du radar politique. Catherine McGuinness, la présidente des politiques de la Corporation de la City, reconnaît qu’elle doit remonter la pente. «Notre priorité est de rappeler au gouvernement britannique l’importance du secteur des services en général et de la finance en particulier», explique-t-elle au Temps.

Le dossier est pourtant urgent. Après la date officielle du Brexit le 31 janvier au soir, une période de transition de onze mois va s’ouvrir, pendant laquelle les arrangements actuels entre Londres et Bruxelles demeureront. Ensuite, fin 2020, le Royaume-Uni perdra le fameux «passeport financier» qui permet aux banques installées à la City de travailler dans l’ensemble de l’UE. «C’est fini, a confirmé Ursula von der Leyen lors d’un discours à Londres. Le Royaume-Uni pourra obtenir des «équivalences», mais ce sera une décision unilatérale de l’UE.»