Le symbole se voulait fort. Sitôt l’accord de divorce entre l’UE et les Britanniques entré en vigueur le 31 janvier, Emmanuel Macron a mis le cap sur la Pologne les 3 et 4 février. Depuis son élection en mai 2017, le chef de l’Etat français s’était tenu à l’écart de Varsovie dont le gouvernement national-populiste dominé par le PIS (le parti Droit et justice dirigé par son patron-gourou Jaroslaw kaczynski) mène une guérilla ouverte contre la Commission européenne en matière d’Etat de droit. Place, donc, à la dissipation des «malentendus» à propos de l’OTAN ou des droits et devoirs communautaires: «Je serai heureux le jour où les Polonaises et les Polonais se diront: le jour où je suis attaqué, je sais que l’Europe me protège, parce que là, le sentiment européen sera indestructible», a asséné le président français. En réaffirmant: «Je suis convaincu que nous pouvons faire davantage ensemble.»