Canada

Après le crash en Iran, Justin Trudeau promet que «justice sera faite»

Le premier ministre canadien a assisté à une cérémonie d’hommage aux victimes du crash du Boeing ukrainien à Edmonton. Il réclame «une enquête transparente et complète», ainsi qu’une compensation financière pour les familles des victimes

«Nous ne nous arrêterons pas tant que justice ne sera pas faite» pour les familles des victimes canadiennes du crash en Iran, a promis dimanche le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, très ému, lors d'une cérémonie d'hommage à Edmonton (ouest). «Tout le pays est à vos côtés, ce soir, demain et pour les années à venir», a-t-il déclaré devant quelque 1700 personnes réunies dans un gymnase de l'université d'Edmonton. Plus de la moitié des 57 victimes de l'accident vivaient en Alberta, dont 13 dans la seule ville d'Edmonton, selon les médias canadiens.

Le Canada héberge l'une des plus importantes diasporas iraniennes d'Amérique du Nord, avec 210 000 Canadiens d'origine iranienne recensés en 2016, selon les chiffres officiels.

«Vous nous donnez la détermination de demander en votre nom que justice soit faite et que des comptes soient rendus», a-t-il ajouté devant une assistance souvent en larmes. «Nous continuerons de travailler avec nos partenaires pour faire en sorte qu'une enquête transparente et complète soit menée», a réaffirmé le Premier ministre. «Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas obtenu de réponses» à nos questions.

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Justin Trudeau exige depuis plusieurs jours une «enquête complète et transparente» après le crash du Boeing 737-800 de la compagnie Ukraine Airlines International, à bord duquel 176 personnes, parmi lesquelles 57 Canadiens, ont trouvé la mort.

Une demande de compensations financières pour les familles

La veille, après que l'Iran a reconnu avoir abattu par erreur l'avion, Justin Trudeau s'était dit «furieux et scandalisé». Il avait demandé au président iranien de faire «toute la lumière» sur la catastrophe et d'en «assumer l'entière responsabilité», y compris sous la forme de compensations financières pour les familles.

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«Tous les Canadiens ont eu le coeur brisé», tous ont été «choqués et scandalisés», a-t-il réaffirmé dimanche.

«Cette tragédie a frappé la communauté irano-canadienne, laissé des villes comme Edmonton sous le choc, mais c'était sincèrement une tragédie canadienne», a estimé Justin Trudeau évoquant des témoignages «déchirants» de familles de victimes qu'il a rencontrées ces derniers jours.

L'équipe canadienne prendra part à l'enquête à Téhéran «d'ici mardi»

Quelques heures plus tôt, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées à l'université de Toronto (sud-est) pour une autre cérémonie d'hommages aux victimes. Plusieurs proches y ont exprimé leur tristesse et leur colère.

Sur l'estrade, Mehrdad Ariannejad, à la tête de l'organisation pour le dialogue culturel irano-canadien Tirgan, a pleuré au début de son discours. «Le choc a fait place au chagrin et à la colère», explique-t-il. «Nous devons exiger justice des autorités de la République islamique, des réponses et des compensations pour la négligence et le manque de respect pour la vie humaine qui ont conduit à cette tragédie.»

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Le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Xavier Champagne, a pour sa part annoncé dans la journée que l'Iran avait délivré huit nouveaux visas dimanche pour l'équipe canadienne composée de 10 représentants consulaires et deux enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST). Celle-ci devrait être à pied d'oeuvre à Téhéran «d'ici mardi», selon lui.

Trois premiers membres de cette équipe sont arrivés à Téhéran dans la nuit de samedi à dimanche, comme l'avait annoncé samedi Justin Trudeau. Les deux enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST), qui étaient également en attente à Ankara, ont obtenu leur visa et devraient rejoindre Téhéran lundi, a-t-il précisé.

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