Il est des sujets qu’il vaut mieux éviter d’aborder à trois mois d’une votation décisive pour l’avenir des relations avec l’Union européenne: l’UE va-t-elle devenir plus chère pour la Suisse? Et celle-ci devra-t-elle payer davantage alors que les Vingt-Sept tenteront de trouver ce vendredi un premier accord sur leur plan de relance de 750 milliards d’euros et leur budget de 1100 milliards sur sept ans C’est en tout cas ainsi que Christian Levrat, président du PS, voit les choses. «La Suisse ne pourra pas éviter de contribuer aux coûts de reconstruction dans l’UE après la crise du coronavirus», a-t-il dit à la SonntagsZeitung.

Selon le même journal, Ignazio Cassis aurait lui aussi récemment expliqué, en interne, qu’avec une UE qui augmente massivement son budget pour la relance, les contributions des pays augmenteraient – et donc aussi celle des pays tiers qui participent au marché intérieur.