Un premier cas de choléra a été confirmé mardi par les autorités de République dominicaine. «Ce n’est pas surprenant, car la bactérie peut être transportée par n’importe quel individu et dans 80% des cas, sans symptôme apparent du choléra», a déclaré un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Gregory Hartl.

Depuis le début de l’épidémie, le 22 octobre, l’OMS n’a pas recommandé de fermeture des frontières ni d’interruption des voyages en Haïti. Elle affirme travailler étroitement avec les autorités de la République dominicaine pour se préparer à une éventuelle flambée de choléra. «Le choléra voyage très facilement et il y a beaucoup de travailleurs haïtiens en République dominicaine», a expliqué à Genève un autre représentant de l’OMS, Christian Lindmeier.

Hygiène meilleure

«Il est donc vraisemblable que l’épidémie se propage en République dominicaine», a-t-il ajouté. «Toutefois, les conditions sanitaires y sont très différentes qu’en Haïti et nous ne nous attendons pas à ce que le nombre de cas y soit aussi élevé», a affirmé M. Lindmeier.

Il a expliqué que l’hygiène est de manière générale bien meilleure en République dominicaine. Il faut prendre les précautions indispensables, comme de bouillir l’eau et de cuire les aliments, éviter de boire l’eau du robinet ou des rivières et se rendre rapidement dans les centres de santé en cas de symptômes.

Saint-Domingue a doublé ses effectifs à la frontière de 376 km de long séparant les deux pays se partageant l’île caribéenne d’Hispaniola pour empêcher l’entrée clandestine sur son territoire de citoyens haïtiens.