Grande-Bretagne

Après avoir menti, le vice-premier ministre britannique se retire

Récemment mis en cause pour harcèlement sexuel, Damian Green était aussi accusé d’avoir détenu du contenu pornographique sur son ordinateur de parlementaire en 2008

Le vice-premier ministre britannique Damian Green a annoncé mercredi soir son départ du gouvernement, à la demande de Theresa May. Il a admis avoir menti concernant la découverte d’images pornographiques sur son ordinateur il y a dix ans.

«C’est avec un profond regret et une gratitude pour votre contribution durant de nombreuses années que je vous ai demandé de démissionner du gouvernement et que j’ai accepté votre démission», a écrit la première ministre dans une lettre adressée à Damian Green.

Cette démission est un coup dur pour Theresa May. Londres est en passe d’aborder l’ultime phase de négociations du Brexit et Damian Green a été l’un de ses alliés les plus fidèles. Il avait été nommé en juin à la suite d’élections anticipées qui se sont avérées un pari désastreux pour la première ministre. Le Parti conservateur avait alors perdu la majorité absolue à la Chambre des communes. Ami de longue date de May, Green avait été choisi pour asseoir l’autorité de la première ministre, contestée au sein même du Parti conservateur qui réclamait sa démission.

Des excuses pour «manquements au code ministériel»

Mis en cause pour harcèlement sexuel dans la foulée du scandale Weinstein, Damian Green avait aussi été accusé d’avoir détenu du contenu pornographique «extrême» sur son ordinateur de parlementaire en 2008. Il avait assuré ne pas être au courant de la présence de ces éléments sur ses ordinateurs.

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Or une enquête gouvernementale a démontré que ses déclarations étaient «inexactes et trompeuses». Il avait bien été informé par la police de la découverte de ces images. Ce qu’il a finalement admis mercredi. Dans une lettre adressée à Theresa May, il demande pardon pour ses «manquements au code ministériel» mais ajoute toutefois n’avoir ni téléchargé ni regardé du matériel pornographique sur ses ordinateurs parlementaires.

Le résumé de l’enquête publié par Downing Street ne tire pas de conclusion sur les accusations d’une ancienne militante du Parti conservateur, Kate Maltby. Celle-ci l’accuse d’avoir posé sa main sur son genou lors d’un rendez-vous dans un pub en 2015, et de lui avoir envoyé un SMS «suggestif».

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