Ils ont tout bousculé lors du second tour des municipales françaises. Et ils en paient déjà le prix. Après avoir emporté par surprise les mairies de Lyon, Strasbourg, Tours, Bordeaux, Besançon et confirmé leur succès de 2014 à Grenoble, les nouveaux ténors de l’écologie hexagonale sont vite devenus des cibles. En cause, pêle-mêle? Leur volonté de s’opposer au déploiement de la 5G, les déclarations très controversées de Patrick Chaimovitch – maire de Colombes, en région parisienne, comparant l’attitude des forces de l’ordre vis-à-vis des migrants à celle de la police vis-à-vis des juifs durant la guerre –, leur offensive pour rendre leurs villes «100% cyclables» au détriment des voitures… ou la décision, à Lyon, d’augmenter d’emblée les salaires des élus de 37%. La preuve que leur insertion dans le paysage conservateur des collectivités locales ne sera pas de tout repos, selon André Gattolin, sénateur La République en marche et ex-écologiste: «On connaît la propension des Verts français à se diviser et à s’autodétruire. Si cela se répète, leur vague verte pourrait vite refluer.»

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