«Il souffre d'une sale grippe et de calculs aux reins.» A en croire son entourage, Yasser Arafat serait certes «un peu malade et affaibli», mais toujours d'attaque malgré ses 75 ans. Pourtant, si le président de l'Autorité palestinienne respecte le jeûne du ramadan, il a annulé une série de réunions importantes et les rares personnes qui l'ont rencontré affirment qu'il serait d'une «humeur massacrante». En moins d'une semaine, il a en tout cas été ausculté par des médecins palestiniens, par des Egyptiens, puis une équipe médicale tunisienne dépêchée sur ordre du président Ben Ali.

Certains diplomates en poste à Jérusalem et à Ramallah spéculent sur la possibilité d'une «maladie grave» nécessitant une hospitalisation à l'étranger. De leur côté, alimentés par les services de renseignements de l'Etat hébreu, les chroniqueurs spécialisés de la presse israélienne estiment, eux, que le raïs serait atteint par un cancer, ce qui pourrait l'empêcher de se représenter lors des élections présidentielles prévues en 2005.