Arancha Gonzalez a passé quinze ans de sa vie à Genève. Alors qu’elle occupait le poste de directrice du Centre du commerce international, elle a reçu un coup de téléphone de Madrid le mois dernier: nommée ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez, elle a dû partir pratiquement du jour au lendemain. Cette semaine, c’était la première fois qu’elle revenait en Suisse, pour participer notamment à la session en cours du Conseil des droits de l’homme.

Le Temps: A Genève, vous avez inlassablement travaillé en faveur du multilatéralisme. La ville et ses organisations internationales vous manquent-elles?