L’information sur «la présence de S-300 à bord de l’Arctic Sea est absolument fausse», a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, lors d’un point de presse à Moscou à l’issue d’un entretien avec son homologue slovaque, Miroslav Lajcak.

«Tout sera transparent»

«La partie russe va effectuer prochainement une enquête à bord», à laquelle des représentants de l’île de Malte, dont le navire bat pavillon, seront conviés, a ajouté le ministre. «Tout sera transparent et j’espère que chacun pourra se convaincre que les rumeurs (sur la présence à bord de S-300 destinés à l’Iran, ndlr) étaient sans fondement», a-t-il ajouté.

Selon plusieurs médias, parmi lesquels le journal britannique Sunday Times et le quotidien autrichien Salzburger Nachrichten, citant des sources israéliennes, Moscou a décidé d’intercepter le cargo après avoir été alerté qu’un groupe mafieux avait chargé des S-300 à bord pour l’Iran.

Le chargement aurait été effectué alors que le bateau était immobilisé pour réparation dans le port de Kaliningrad, une enclave russe entre la Lituanie et la Pologne, écrivait vendredi le Salzburger Nachrichten.

Aucune explication sur les raisons du détournement

L’Arctic Sea, transportant officiellement du bois mais dont la cargaison fait l’objet de toutes les spéculations, a été capturé par des pirates le 24 juillet, selon les autorités russes et suédoises. Le bateau a finalement été libéré à la mi-août par la marine russe au large du Cap-Vert, dans l’Atlantique, mais aucune explication n’a été donnée par les enquêteurs russes sur les raisons de son détournement.

Les enquêteurs n’ ont trouvé dans le navire que du bois, a annoncé mardi le parquet russe, démentant des rumeurs sur la présence d’armes à bord. «Les enquêteurs examinent en détails la cargaison du bateau : du bois de sciage. Aucune autre marchandise que celle qui a été déclarée n’a été trouvée jusqu’à maintenant», a indiqué le comité d’enquête du parquet dans un communiqué, soulignant que les investigations se poursuivaient.