Le chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas, a obtenu dimanche l'appui de l'ONU et du Caire pour mener à bien l'élection présidentielle palestinienne. La visite au Caire de Mahmoud Abbas, lui-même candidat à la présidence de l'Autorité palestinienne, est d'autant plus importante qu'elle précède celle prévue pour mercredi en Israël du ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, et du chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane.

Législatives en mai 2005

Mahmoud Abbas, le premier ministre palestinien, Ahmad Qoreï, et le président par intérim de l'Autorité palestinienne, Rawhi Fattouh, se sont entretenus successivement avec le chef de l'Etat égyptien, Hosni Moubarak, et le coordinateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen. Ahmed Aboul Gheit et Omar Souleimane vont réitérer devant les Israéliens les demandes palestiniennes, a déclaré la présidence égyptienne à l'issue de ces entretiens. Notamment: «Appliquer la «feuille de route» (dernier plan de paix international pour le Proche-Orient), améliorer les conditions de vie dans les territoires, permettre aux candidats de circuler librement et aux habitants de Jérusalem-Est de voter.»

A l'issue de sa rencontre avec Hosni Moubarak, Mahmoud Abbas a annoncé des élections législatives en mai 2005 dans les territoires palestiniens. Elles seront précédées par l'élection du nouveau président de l'Autorité palestinienne le 9 janvier et par «un scrutin local pour le choix des Conseils municipaux le 23 décembre».

Pour sa part, Terje Roed-Larsen a estimé nécessaire d'établir «un pacte de stabilité entre toutes les parties en quatre volets: économique, politique, sécurité et réformes institutionnelles». «L'Autorité palestinienne a un besoin urgent de 650 millions de dollars avant juin», a-t-il affirmé. Il a annoncé une «très importante réunion les 7 et 8 décembre à Oslo» à ce sujet, qui réunira, «pour la première fois en un an, des Palestiniens et des Israéliens».

Dans un entretien à Newsweek, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, s'est dit prêt à rencontrer Mahmoud Abbas, et à mettre ainsi fin au boycottage de la direction palestinienne. «Après les élections, je serai prêt à rencontrer Ariel Sharon à n'importe quel moment», a de son côté déclaré le chef de l'OLP. Ariel Sharon a assuré qu'Israël tiendrait ses forces en dehors des villes palestiniennes pendant ce scrutin et favoriserait l'accès sur place d'observateurs internationaux.