Procès

Assassinat de Kim Jong-nam: le deuxième suspect reste en prison

Alors que l'Indonésienne Siti Aisyah a été libérée, le procès de Doan Thi-huong continue. Il a toutefois été reporté au 1er avril en raison de sa santé «physique et mentale» 

Un tribunal malaisien a rejeté jeudi la demande de libération de Doan Thi-huong, une Vietnamienne accusée dans l'assassinat du demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un en 2017. Lundi, sa co-accusée indonésienne a été libérée.

«En ce qui concerne la demande soumise le 11 mars à l'honorable procureur général, nous avons reçu l'instruction de continuer le procès», a indiqué Muhammad Iskandar Ahmad, le responsable du parquet dans cette affaire devant le tribunal de Shah Alam, dans les environs de Kuala Lumpur.

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Le procès de la jeune femme de 30 ans est en cours depuis un an et demi, après l'assassinat-choc de Kim Jong-nam, mort peu après avoir reçu sur le visage un agent neurotoxique, à l'aéroport de Kuala Lumpur.

Doan Thi-huong a fondu en larmes à cette nouvelle. Elle a dit aux journalistes ne «pas être en colère après la libération de Siti», sa co-accusée indonésienne. «Seul dieu sait que nous n'avons pas commis le meurtre», a-t-elle déclaré. «Je veux que ma famille prie pour moi.»

L'ambassadeur vietnamien demande «à la Malaisie de se montrer équitable»

L'Indonésienne Siti Aisyah a été libérée lundi, un retournement inattendu dans cette affaire aux relents de Guerre froide. Le parquet n'a pas donné d'explications pour sa décision mais l'Indonésie a reconnu avoir plaidé au plus haut niveau en faveur de cette libération.

Le juge Azmi Ariffin a indiqué que la Vietnamienne, seule à rester sur le banc des accusés, n'était pas «physiquement et mentalement» apte à poursuivre cette audience. Il a ajourné le procès à la date du 1er avril. Le Quy Quynh, l'ambassadeur vietnamien en Malaisie, s'est déclaré «très déçu que le tribunal n'ait pas libéré Doan». «Nous allons demander à la Malaisie de se montrer équitable et de la libérer dès que possible», a-t-il déclaré à l'Agence France-presse (AFP).

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Kim Jong-nam avait été attaqué, alors qu'il attendait un avion pour Macao, l'ancien comptoir portugais devenu le paradis des casinos dans le sud de la Chine. Il avait succombé au bout d'une vingtaine de minutes d'agonie.

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