Cette commission parlementaire, composée à majorité de démocrates, cherche à faire la lumière sur les faits et gestes exacts de Donald Trump avant et pendant l’assaut du Capitole, lors duquel des milliers de partisans de l’ancien dirigeant ont marché sur le siège du Congrès américain pour tenter de bloquer la certification de l’élection de Joe Biden.

«Kevin McCarthy était en communication avec le président Trump avant, pendant et après l’attaque du 6 janvier», détaille la commission pour justifier cette injonction. «Kevin McCarthy a également affirmé avoir eu une discussion avec le président immédiatement après l’assaut, au cours de laquelle le président Trump a reconnu une certaine forme de responsabilité dans cette attaque», poursuit-elle dans un communiqué.

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Quatre républicains sommés de témoigner

Quatre autres républicains de la Chambre, dont l’élu Jim Jordan, connu pour ses outrances et sa fidélité absolue à Donald Trump, sont visés par ces injonctions à témoigner. La commission dite du «6 janvier» a déjà entendu des centaines de témoins, dont la fille de l’ancien président Ivanka Trump et l’époux de cette dernière, Jared Kushner, tous les deux proches conseillers de Donald Trump lorsqu’il était à la Maison Blanche.

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La commission veut à tout prix terminer son travail avant les élections législatives de mi-mandat, en novembre. Si les démocrates perdent le contrôle de la Chambre lors du scrutin, elle risque d’être dissoute par les républicains. Elle prévoit de tenir des auditions publiques en juin.