L’essentiel

Le Conseil fédéral a annoncé ce vendredi après-midi la mise en consultation de nouvelles mesures – voir le détail des mesures plus bas, les principales:

  • Dès le 22 mars – peut-être –, les restaurants devraient pouvoir ouvrir leurs terrasses.
  • Les salles de spectacles pourraient rouvrir, avec une jauge de 50 personnes et un tiers de la capacité.
  • Les réunions privées passeront à 10 personnes.

Le vaccin d'AstraZeneca n'en finit d'animer la polémique. En raison de soupçons de thromboses, le Danemark, l'Islande, la Norvège, l'Italie, la Thaïlande et la Bulgarie ont suspendu son usage.

La Suisse a enregistré 1333 cas supplémentaires en 24 heures. Onze décès supplémentaires sont à déplorer et 69 malades ont été hospitalisés.

Retrouvez notre suivi de la journée de jeudi


■ Ceci étant, c'est le printemps

Laurent Koelliker, le sautier de la République et canton de Genève, a annoncé ce vendredi après-midi l’éclosion de la première feuille du marronnier officiel de la Treille, ce qui «symbolise l’arrivée du printemps à Genève».


■ L'Italie va se reconfiner, y compris à Pâques

Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, nous nous retrouvons malheureusement face à une nouvelle vague de contagions

a déploré le premier ministre Mario Draghi ce vendredi. Son gouvernement a adopté plusieurs mesures de restriction qui courront du 15 mars au 6 avril.

Les régions classées en zone rouge (plus de 250 nouveaux cas par semaine), dont la liste doit encore être détaillée, devront fermer écoles, bars et restaurants et les déplacements y seront limités. Et toute la péninsule sera classée en rouge pour le week-end de Pâques, les 3, 4 et 5 avril.


■ L'OMS valide le vaccin Johnson & Johnson

L'Organisation mondiale de la santé donne son homologation au vaccin anti-Covid du géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson. Une seule dose du vaccin suffit pour être immunisée contre le coronavirus.

«Chaque nouvel outil sûr et efficace contre le Covid-19 est un pas de plus vers la maîtrise de la pandémie», a commenté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les autorités françaises ont aussi validé ce produit ce vendredi.

L'OMS a déjà homologué le vaccin de Pfizer-BioNTech ainsi que celui d'Astrazeneca-Oxford.


■ Rebecca Ruiz: «Les tests pour tous, un défi logistique»

La ministre vaudoise de la Santé Rebecca Ruiz rappelle que, le Conseil fédéral ayant évoqué une potentielle troisième vague, la prudence reste toujours de mise. Elle salue l’ouverture progressive de certains secteurs, si les conditions épidémiologiques le permettent et avec des mesures de protection adéquates. «Cela permet à ces secteurs d’avoir des perspectives et à la population de retrouver des activités culturelles, sportives, sociales ainsi que la formation en partie en présentiel. Le fait que les restaurants qui décideraient d’ouvrir leur terrasse ne soient pas prétérités dans leurs droits aux mesures de soutien économique est une excellente nouvelle.»

Pour la conseillère d'Etat socialiste, l’extension massive de l’utilisation des tests, avec la prise en charge des coûts par la Confédération, est également à saluer. «Cependant, note-t-elle, cela représente un défi logistique de taille. La mise en place, l’organisation et l’administration de tests ciblés et répétés dans les entreprises notamment, constituent une tâche colossale pour les cantons, qui sont déjà lourdement sollicités par d’autres aspects de la gestion de la pandémie. Les cantons sont prêts à mettre en œuvre la stratégie de test. Cette dernière ne pourra toutefois pas être appliquée dans l’immédiat.»


■ Xavier Pattaroni, président de l’Association des cinémas romands: «On est à Pâques, il ne fallait pas s’attendre à un cadeau de Noël»

Du côté des cinémas, Xavier Pattaroni est partagé entre la satisfaction de pouvoir proposer une offre culturelle et la déception d’une limite contraignante. «Cela veut dire que pour accueillir 50 personnes, il faut avoir au moins 150 places», regrette le président de l’Association des cinémas romands et exploitant à Fribourg, Bulle et Payerne.

«Avec en plus un manque de grands films, la rentabilité sera impossible. Vu ce qui se passe en France, en Allemagne et en Italie, j’ai même peur qu’après consultation le Conseil fédéral juge même cette ouverture est précipitée au vu des cas qui remontent. Devra-t-on dans peu de temps baisser la jauge à 15 personnes ou fermer une troisième fois? On ne sait pas si on va vers le beau ou une nouvelle péjoration, le message reste anxiogène. Mais on est à Pâques, il ne fallait pas s’attendre à un cadeau de Noël.»


■ Le canton du Valais va se lancer dans des tests de masse

Le Conseil d'Etat valaisan a bien préparé son annonce. Moins de trois heures après la conférence de presse du Conseil fédéral – dans ce cas concernant l'ouverture de multiples voies pour les dépistages –, il indique qu'il va se lancer dans une expérience à grande échelle.

Il écrit: «L’Etat du Valais a d’ores et déjà décidé de lancer dès le 17 mars un projet pilote dans les communes de Täsch et de Zermatt, où toute la population est invitée à se faire tester. Les élèves des écoles de ces deux communes seront quant à eux dépistés une fois par semaine durant quatre semaines. Les employés des remontées mécaniques de Zermatt seront également testés sur le même modèle.»

(En image: une performance de l'artiste Gerry Hofstetter sur le Cervin vers Zermatt, 26 mars 2020).


■ Denis Maillefer, codirecteur de la Comédie de Genève: «La situation n'est pas tellement meilleure qu'avant» 

«50 spectateurs, c’est mieux que rien, bien sûr. Cela peut être satisfaisant pour des salles qui ne dépassent pas 200 sièges. A la Comédie, nous avons deux salles, dont une de 498 places. Cinquante personnes, ça sonnera creux. 

La situation en réalité n’est pas tellement meilleure qu’avant, sauf pour les petites structures. Les grandes salles, qui sont peu soutenues par les collectivités publiques, dépendent de la billetterie. Pour elles, l'annonce du jour ne change rien. 

La Comédie, elle, a la chance d’être subventionnée. Notre activité, ces derniers mois, n’a pas faibli. Nous avons créé tous les spectacles prévus. L’inconvénient, c’est qu’ils sont au frigo et qu’on ne sait toujours pas quand on pourra les jouer. Alors, espérons que cette annonce soit l’amorce d’un nouveau chapitre. Mais il difficile d'avoir confiance dans un gouvernement qui ne souhaite pas mesurer l'enjeu sociétal de la culture.» 


■ Antoine Minne programmateur au PTR, à Genève: «Ca y est, on peut recommencer à faire des choses!»

«Je suis assez ravi, je m’y attendais plus. Habituellement, notre salle peut accueillir 750 personnes debout mais 50, c’est déjà un public! Il faudra voir si le staff et les artistes sont compris dans la jauge de 50, mais de toute façon, on connaît 35 agités qui sont morts de faim: tous les jours, ils nous demandent ce que sera le prochain concert.

En tant qu’association subventionnée, contrairement aux salles privées, nous pouvons nous permettre de perdre de l’argent avec de plus petites jauges. Il est vrai que les ventes de billets lancées depuis janvier sont très timides. Il faudra communiquer pour rétablir un rapport de confiance. Mais notre plan sanitaire est béton, on a eu le temps d’y réfléchir !

Les conditions seront un peu celles d’un hôpital, mais on est là pour créer de l’émotion. J’espère qu’il s’agit de restrictions temporaires et qu’on pourra relancer des concerts plus conviviaux avant l’été.

S'agissant des 150 personnes en extérieur, ça pose plein de questions: il y a une belle place devant l’Usine, mais il faudrait être soutenus par les services de la ville pour mettre en place un périmètre de sécurité...»


■ L'USAM et Economiesuisse mi-figue, mi-raisin

Puissant lobby des PME, l'Union suisse des arts et métiers a deux réactions opposées. Elle salue la confirmation de la stratégie de dépistage massif; mais dès lors, elle «ne comprend pas pourquoi le Conseil fédéral poursuit une stratégie d’ouverture aussi frileuse et dénuée de perspective», s'agissant bien sûr, avant tout, des restaurants.

Economiesuisse, qui représente les grandes entreprises, tient un discours comparable, soulignant l'importance du dépistage mais déplorant des «critères définis trop étroitement» pour les réouvertures.


■ Lorenzo Malaguerra, directeur du Théâtre du Crochetan à Monthey: «Jouer devant 50 spectateurs, c'est comme jouer devant une salle vide»

Une bonne nouvelle que cette réouverture des théâtres? Oui, pour les petites structures, comme le Poche à Genève. Non pour certaines grandes salles romandes, à l’image du Théâtre du Crochetan à Monthey, qui compte  740 sièges. «Avec une limite de 50 spectateurs, il ne vaut pas la peine pour nous de rouvrir, explique Lorenzo Malaguerra, directeur de l’institution valaisanne. Jouer devant une assistance aussi clairsemée, c’est comme jouer devant une salle vide. Il n’y a pas de communion possible entre les acteurs et le public. J’aurais préféré qu’on nous dise que la saison était terminée, pour qu’on puisse redémarrer à la fin de l’été, en espérant que d’ici là une grande partie de la population sera vaccinée.» 

Défaitiste? «Je suis hélas réaliste, poursuit le metteur en scène. Et ce n'est pas de gaieté de coeur que je vous dis cela. Ça fait un an que nous sommes fermés. Les gens ont perdu l’habitude de se rendre au théâtre. Notre combat sera de leur redonner envie.» Pour cela, Lorenzo Malaguerra prévoit, début septembre, une Antigone à ciel ouvert, avec la comédienne Noémie Schmidt dans le rôle-titre. Sophocle pour chasser les miasmes de la peur.

(Photo: Silvana Gargiulo lors de la première du spectacle Dimitrigenerations, octobre 2016, au théâtre du Crochetan a Monthey).


■ Gastrosuisse réagit.. avec quelque rancœur

La faîtière de la restauration a tenu une conférence de presse en réaction aux annonces du Conseil fédéral, une heure après celui-ci.

Casimir Platzer, président de l’association, veut souligner à quel point «il est très difficile de n’ouvrir que les terrasses».

Il rappelle le fait, injuste aux yeux du lobby, que «des branches comme les coiffeurs ont pu rouvrir», puis dit «l’irritation» de la branche: «Le Conseil fédéral nous a consulté, de manière extraordinaire. Nous avons souligné le fait que l’ouverture uniquement des terrasses se suffirait pas. Pour ceux qui font que les boissons, ou les stations de montagne, peut-être. Mais pas pour la grande majorité des établissements.»

Casimir Platzer fustige des «décisions inconséquentes»: «Les gens vont aller dans l’illégalité, là où il n’y aura pas de concept de protection. On pourra se réunir 10 sans masque, mais au restaurant, quatre et pas plus? On peut chanter, mais pas boire une bière? Aller au fitness, mais pas boire une bière?».

Massimo Suter, le représentant tessinois de la branche, n'y va pas avec le dos de la cuillère: il s'agit de mesures «discriminatoires».

Le Valaisan Damien Roduit insiste: «Nous en avons assez de l'effet yoyo. Nous demandons une ouverture totale et rapide, avec un traçage complet. Jusqu'ici, les autorités nous ont traité comme des pestiférés.»


■ Frédérique Beauvois: «Soulagée de voir de la lumière au bout du tunnel»

«Je vous avoue que je suis hyper contente de voir pointer la possibilité d'une ouverture», lance Frédérique Beauvois, figure du collectif de restaurateurs «Quivapayerladdition». «C'est peut être irrationnel, car ouvrir une terrasse parfois pour douze places, ça va être très compliqué. De plus, nous serons tributaires du temps, et évidemment, tout le monde n'a pas de terrasse, mais je suis soulagée de voir enfin de la lumière au bout du tunnel». 

S'il tombe, le sésame sera délivré le 19 mars pour une ouverture trois jours plus tard. «À chaque fois ils font ça, soupire Frédérique Beauvois. J'aimerais une fois inviter les autorités à ouvrir un restaurant, ou même rien qu'à préparer un service pour qu'ils voient le travail que ça représente...»

Enfin, les aides financières qui continueraient à tomber sont indispensables, selon elle, pour palier à la rentabilité négative des établissements (lire ci-dessous).


 ■ Chacun pourra recevoir cinq autotests

Autre annonce du jour, la confirmation de la gratuité des tests de dépistage. Dès lundi, tous les tests seront gratuits. La Confédération prendra en charge les coûts des tests rapides dans les pharmacies ou les centres de tests et cela même pour les personnes asymptomatiques. Chaque personne pourra par ailleurs disposer de cinq autotests gratuits par mois, dès que ceux-ci seront disponibles.


■ Guy Parmelin: «Nous ne pourrions pas ouvrir en toute bonne conscience»

peu après, le lobby des restaurateurs Gatrosuisse s'exprimera. Les deux ministres tiennent à désamorcer les critiques à venir. A la tête de l'Economie – et président –, Guy Parmelin admet que «la population est impatiente face à la prudence du Conseil fédéral. Mais en dépit des nombreux appels à rouvrir les établissements, nous devons rester prudent.»

Une ouverture complète, et rapide? «Ni le parlement ni le Conseil fédéral ne peuvent en toute bonne conscience, répondre à cette exigence.

Il cite les cas de l’Italie et l’Autriche: «Nous voyons bien que les chiffres peuvent remonter très vite.»


■ Alain Berset parle d'une «troisième vague»

Le ministre de la Santé lâche le terme. «Nous devons nous attendre à une troisième vague», lance-t-il. «Elle pourrait être plus forte que la deuxième selon la manière dont on se comporte. La situation actuelle est fragile, très incertaine.»

Alain Berset se montre même assez pessimiste: «Le moment n’est pas optimal pour des réouvertures au vu de la situation épidémiologique», affirme-t-il. Toutefois, ajoute-t-il en substance, sous la pression  populaire et économique, il fallait admettre quelques relâchements.

A l'heure des questions, il enfonce le clou: «Depuis le début de cette crise, c'est la première que nous acceptons des ouvertures alors que les chiffres remontent.»


■ Le Conseil fédéral envisage un assouplissement mesuré

Le Conseil fédéral met en consultation quelques nouvelles mesures, prudentes, de desserrement. Elles devraient entrer en vigueur le 22 mars, mais le gouvernement demeure prudent, il précisera ce point vendredi prochain:

  • Autorisation des réunions privées de 10 personnes à l’intérieur; à l'extérieur, toujours 15, comme aujourd'hui;
  • Des réunions de 15 personnes seront acceptées, l’administration cite comme exemple les visites guidées de musées ou les «rencontres d’associations»;
  • Les manifestations accueillant du public à l’extérieur pourront aller jusqu’à 150 personnes, «pour un match de football ou un concert open air», est-il cité en exemple;
  • Les cinémas, salles de concert et théâtres peuvent rouvrir avec une jauge de 50 personnes maximum;
  • Les restaurants pourront ouvrir leurs terrasses. Il faudra y consommer assis et on pourra enlever le masque «que pendant la consommation». Les tables seront limitées à quatre personnes;
  • Les sports amateurs pourront être pratiqués jusqu’à 15 personnes;
  • L’enseignement présentiel dans les hautes écoles est à nouveau toléré, à 15 personnes par salles uniquement;
  • Dans les EMS, les personnes vaccinées ne seront plus tenues de porter le masque;
  • Les zoos et jardins botaniques peuvent rouvrir en totalité, mais les piscines intérieures demeurent fermées.

Point important dans la polémique qui ne va pas manquer de gonfler, le gouvernement précise que l'aide économique aux restaurants sera maintenue: l'ouverture des terrasses ne la lèvera pas.

Même ceux qui ouvrent ne seront pas exclus du cercle des cas de rigueur

, annonce Guy Parmelin.


■ Il n'y «a pas de raison» de ne pas utiliser le vaccin d'AstraZeneca

Oui nous devrions continuer à utiliser le vaccin d'AstraZeneca

«il n'y a pas de raison de ne pas l'utiliser», a déclaré ce vendredi matin Margaret Harris, une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, au cours d'un point de presse de l'ONU à Genève. Elle a souligné que les experts de l'organisation se penchaient sur les informations de la formation de caillots sanguins – à l'ôrigine des critiques contre cette potion, lire plus bas –, mais a noté que, pour l'heure, aucun lien de cause à effet n'a été établi.

Ce vaccin est le seul homologué par l'OMS avec celui de Pfizer-BioNTech, qui repose sur une autre technique.


■ Le vaccin de Johnson & Johnson livré «au plus tôt» en avril en Allemagne

Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a prévenu vendredi que les premières doses du vaccin Johnson & Johnson (J&J) seraient livrées «au plus tôt» à partir de la mi-avril bien qu’il ait obtenu jeudi le feu vert des autorités européennes.

«Nous avons une autorisation européenne mais nous savons qu’il y aura des livraisons au plus tôt à la mi ou fin avril», a indiqué le ministre conservateur lors d’une conférence de presse. «Il est important que la Commission européenne en tant que signataire du contrat avec J&J mène des discussions», a-t-il ajouté, sans préciser les raisons de ce délai de livraison.

Le vaccin à injection unique de ce laboratoire américain est devenu jeudi le quatrième à être autorisé au sein des 27 Etats membres.

Mais alors que pour les trois précédents laboratoires (BionTech/Pfizer, Moderna et AstraZeneca), les livraisons avaient quasiment débuté dans la foulée de leur autorisation de mise sur le marché, les Européens devront encore patienter avant les premières injections.


■ La Bulgarie réclame une preuve à propos d’AstraZeneca

Le premier ministre bulgare a annoncé vendredi la suspension des injections du vaccin anti-Covid d’AstraZeneca, au lendemain de décisions similaires du Danemark, de l’Islande et de la Norvège face à des cas graves de formation de caillots sanguins.

«J’ordonne un arrêt des vaccinations avec AstraZeneca jusqu’à ce que l’Agence européenne des médicaments (EMA) dissipe tout doute quant à son innocuité», a déclaré Boïko Borissov, cité dans un communiqué, réclamant une preuve «écrite» de la part du régulateur européen.


■ En plein débat sur les bonus, Deutsche Bank augmente ses primes

Deutsche Bank a nettement gonflé l’enveloppe des primes versées à ses équipes pour l’année 2020, marquée par un retour aux bénéfices, selon son rapport annuel publié vendredi.

Au sein de la première banque allemande, le montant total des primes versées au personnel a été porté à 1,9 milliard d’euros l’an dernier, en hausse de 29% sur un an.

La rémunération totale du directoire s’est elle élevée à 50 millions d’euros pour 2020. La part variable de la rémunération du directoire a représenté à elle seule 27,5 millions d’euros en 2020, contre environ 15 millions un an auparavant. Le groupe explique avoir raboté son plan initial de 4,6 millions d’euros pour les huit membres de l’instance dirigeante en raison du «contexte de la pandémie Covid-19 et son impact économique», selon un communiqué que cite l’AFP.

Avant cette publication, l’agence Bloomberg et le quotidien économique allemand Handelsblatt avaient rapporté que le superviseur logé au sein de la Banque centrale européenne était intervenu pour inciter la banque allemande à réduire les paiements prévus.


■ La Chaîne du bonheur n’a jamais autant distribué d’argent

La Chaîne du Bonheur indique ce vendredi matin qu’elle a distribué la presque totalité des 43,5 millions de francs récoltés lors de l’opération «Coronavirus Suisse» au printemps 2020. Jamais l’organisation n’avait distribué autant d’argent pour de l’aide sociale en Suisse.

À ce jour, 40 millions de francs environ ont été utilisés pour l’aide d’urgence et l’aide sociale en Suisse. Environ 1,7 million de personnes en ont bénéficié, signale la Chaîne du Bonheur dans un communiqué. Les fonds ont été distribués via les partenaires Caritas Suisse, la Croix-Rouge suisse, ainsi que 124 autres organisations nationales, régionales et locales.


■ Au tour de Thaïlande de suspendre l’usage de l’AstraZeneca

La Thaïlande a brutalement retardé le lancement de sa campagne de vaccination avec l’AstraZeneca alors que ce vaccin fait l’objet de craintes liées à la formation de caillots de sang. La campagne de vaccination avec l’Oxford/AstraZeneca devait débuter vendredi, le premier ministre Prayut Chan-O-Cha devant être le premier à recevoir ce produit sous l’oeil des caméras.

Mais à 8h30 loacles (2h30 en Suisse), l’ancien général à la tête du pays ne s’est pas présenté, l’événement ayant été soudainement annulé. Il a été remplacé par une conférence de presse des autorités sanitaires, raconte l’agence AFP.

«L’administration de vaccins aux Thaïlandais doit être sûre, nous ne devons pas nous presser», a déclaré lors d’un point presse Piyasakol Sakolsatayadorn, conseiller auprès du comité national en charge de la campagne de vaccination contre le Covid-19 dans le pays.

Jeudi, le Danemark, l’Islande et la Norvège ont suspendu le vaccin d’AstraZeneca après des problèmes de coagulation sanguine.

Dans la soirée, l’Italie a annoncé avoir interdit à titre de précaution l’utilisation d’un lot d’AstraZeneca/Oxford. Là aussi, les autorités invoquent des craintes liées à la formation de caillots de sang, a indiqué l’Agence italienne du médicament.


■ Joe Biden évoque un 4 juillet en petits groupes d’amis

C’était son premier discours solennel depuis son investiture. Le président américain Joe Biden a vanté jeudi soir les progrès spectaculaires dans la vaccination anti-Covid-19, tout en nuançant: «Le combat est loin d’être terminé», a-t-il averti.

Dans un discours à la tonalité tour à tour grave et optimiste, le locataire de la Maison-Blanche a ordonné à tous les Etats la levée progressive des restrictions d’âge afin que tous les Américains adultes soient éligibles au vaccin d’ici au 1er mai. «C’est beaucoup plus tôt que prévu!», a-t-il martelé.

Il a évoqué une trajectoire permettant d’avoir «une bonne chance» d’avoir un 4 juillet festif où les Américains pourraient se réunir en petits groupes autour du traditionnel barbecue. «Ce combat est loin d’être terminé», a-t-il mis en garde avant de dire sa conviction que de «meilleurs jours» étaient à venir.

Notre article: La promesse de Joe Biden: d'ici au 1er mai, tous les Américains pourront prétendre au vaccin