Dans la grande salle du centre d’accueil de Neos Kosmos, un quartier périphérique d’Athènes, deux hommes d’une soixantaine d’années dorment dans un fauteuil. Au frais. La salle est climatisée et la température à l’intérieur tranche avec la canicule étouffante qui règne en ce samedi dans la capitale grecque. «Ils aiment venir ici. Ils peuvent se reposer et échanger avec d’autres personnes», explique Barbara Lourika, une kinésithérapeute qui s’occupe de ce centre. Elle poursuit: «Les premiers lieux de ce type ont ouvert en 1986. Depuis la ville en compte 25.» Nikos Vafeiadis, l’adjoint au maire en charge des affaires sociales, rebondit: «Les centres comme celui-ci sont ouverts à tous: habitants de la ville, personnes de passage, sans-abri… La municipalité en a construit deux autres. Nous sommes en pleine vague caniculaire: il faut offrir aux citoyens des endroits pour qu’ils se rafraîchissent.»