L'essentiel

  • Les Américains et les Français ont collaboré avec les autorités maliennes
  • Les autorités de Bamako ont annoncé peu avant 17h00 que tous les otages ont été libérés. La prise d'otages avait commencé neuf heures plus tôt.
  • Le Radisson est le seul hôtel de Bamako surveillé par des hommes en armes 24h/24
  • Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis depuis juin au sud du pays.

 17:20. Le bilan s'alourdit. Vingt-sept corps ont été retrouvés, selon un nouveau bilan encore provisoire. Deux terroristes auraient été tués.

16:45. 18 morts au moins, plus d'otages. Selon les autorités, 18 corps ont été retrouvés. Les preneurs d'otages seraient à cours de munitions. Tous les otages ont été libérés.

16:45. Au moins un Belge parmi les otages tués. Il s'agit d'un haut fonctionnaire au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui «était en mission à Bamako dans le cadre d'une convention de collaboration avec la francophonie parlementaire pour une durée de trois jours», a indiqué l'assemblée dans un communiqué. Le ministère belge des Affaires étrangères avait auparavant fait état de quatre Belges enregistrés dans l'hôtel.

16:15 Une possible revendication sur Twitter. Les djihadistes d'Al Mourabitoun, groupe lié à Al-Qaïda, ont revendiqué sur Twitter la prise d'otages en cours à l'hôtel Radisson Blu de Bamako. L'authenticité de la revendication n'a pu être vérifiée.

15:45. Les otages. De nombreux étrangers, d'au moins 7 nationalités, séjournent à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, selon le groupe hôtelier.

Environ 80 personnes ont réussi à quitter l'établissement de luxe de 190 chambres et suites, situé à l'ouest du centre-ville de la capitale malienne, après l'assaut donné en milieu de journée par les forces spéciales maliennes, selon la télévision publique.

15:40. L'aide militaire française. Des forces spéciales françaises sont déployées à l'hôtel Radisson Blu de Bamako, a annoncé le ministère français de la Défense.

Ces soldats d'élite «sont en place depuis 14H00 heure française (et suisse, soit 13H00 GMT)», a indiqué le ministère dans un communiqué. Ils se trouvent dans l'hôtel, a-t-on précisé de même source.Le détachement provient du Burkina Faso voisin où sont stationnées des forces spéciales françaises, a-t-on ajouté.

Les militaires français ont été envoyés «à la demande des autorités maliennes» et sont chargés «d'aider les forces de sécurité maliennes», souligne le communiqué.

15:45. L'aide militaire américaine. Des forces spéciales américaines portent assistance aux Maliens pour secourir les otages après l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako dans laquelle 3 personnes sont mortes, a indiqué le Pentagone vendredi. Elles aident « à mettre les civils en lieux sûrs pendant que les forces maliennes sécurisent l'hôtel». De son côté, l'ambassade américaine à Bamako "vérifie" des informations selon lesquelles des citoyens américains se trouvaient dans l'hôtel au moment des attaques, a affirmé le département d'Etat.

15:10. Encore 138 otages retenus dans l'hôtel. Au total «125 clients et 13 employés» étaient «toujours dans l'immeuble» de l'hôtel Radisson de Bamako où une prise d'otages était en cours vendredi, a indiqué le groupe hôtelier Rezidor à Londres.

«Selon nos toutes dernières informations, 125 clients et 13 employés sont toujours dans l'immeuble» de l'hôtel Radissson Blu de Bamako, a indiqué le groupe dans un communiqué diffusé à 12H45 GMT. Une porte-parole du groupe a confirmé à 13H50 GMT que ces informations étaient toujours valides.

13:30. Appel à la prudence, le GIGN à la rescousse. Une quarantaine de gendarmes d'élite français vont être envoyés à Bamako. François Hollande a demandé aux Français dans des pays «sensibles» de prendre «leurs précautions». Le président français a aussi indiqué qu'il y a dans l'hôtel «des touristes ou des responsables d’entreprises de nombreuses nationalités».

Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale), spécialisés dans les prises d'otages, sont en route pour Bamako, a annoncé de son côté le ministère français de l'Intérieur.

13:00. Libération des premiers otages. Les forces spéciales maliennes auraient «pu libérer une dizaine de personnes», a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère malien de la Sécurité intérieure. «Trois otages ont été tués», a indiqué ce porte-parole. Selon la télévision publique malienne, ce seraient 80 otages qui seraient libérés. Selon certaines sources, ont été relâchés ceux qui savaient lire le Coran. Air France de son côté annonce que ses deux pilotes et une dizaines de membres du personnel navigant ont été libérés.

12:15. Les otages. Au moins sept touristes chinois se trouvent parmi les personnes retenues en otages vendredi à l'hôtel Radisson de Bamako, a rapporté l'agence étatique Chine nouvelle. En outre, six membres de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines (THY) se trouvent dans l'hôtel, a indiqué une source gouvernementale turque à l'AFP.

11:50. L'assaut est donné. Une dizaine de personnes ont été évacuées, selon le porte-parole du ministère de la Sécurité. Un journaliste de l'AFP a vu trois personnes, dont deux femmes, qui ont déclaré avoir vu dans l'hôtel le corps d'un homme à la peau claire gisant au sol.

Une prise d'otages était en cours vendredi matin à l'hôtel Radisson de Bamako, où «140 clients et 30 employés» sont retenus par deux assaillants, a annoncé le groupe hôtelier Rezidor à Londres, après qu'une fusillade a été rapportée sur place.

Cet attentat se déroule tandis que se tiennent après quatre années d’interruption, les Rencontres de Bamako, festival photographique.

Attaque tôt ce matin. Selon divers témoignages recueillis par notre correspondant à Bamako, David Baché, l'attaque a débuté aux environs de 7 heures ce matin, avec des coups de feu. Les otages auraient été regroupé à un étage de l'hôtel, le 7e semble-t-il. On parle de morts. Une habitante, en contact avec un parents caché dans l'hôtel, explique qu'il aurait vu un «cadavre d'occidental».

Appel à rester chez soi. Les forces spéciales maliennes sont entrées en action, alors que les consignes de sécurités sont diffusées par les ONG et organisation onusiennes basées dans la capitale. L'ambassade de France appelle ses ressortissants à ne pas sortir de chez eux, et les élèves du lycée français sont gardé à l'intérieur de l'établissement.

Groupes dijihadistes. Il n'y a aucune revendication mais les soupçons se portent sur les groupes jihadistes comme Ansar Dine, actif dans le sud ces derniers temps, ou Mujao. Depuis le mois de mars, on sait que Bamako est devenue la cible.

Le groupe hôtelier Rezidor, qui gère l'hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali,  a posté un message sur le site de l'hôtel. «Selon nos informations, deux personnes retiennent 140 clients et 30 employés», a-t-il précisé dans un communiqué.

«Nos équipes de sécurité sont en contact constant avec les autorités locales afin d'apporter toute l'aide possible pour rétablir la sécurité dans l'hôtel. A ce stade, nous n'avons pas d'autres informations et continuons de suivre la situation de près», a ajouté le groupe.

Contacté par Jeune Afrique, le propriétaire de l’hôtel, qui n’était pas sur place vendredi matin, a indiqué que trois individus se sont introduits dans l’hôtel, lourdement armés, vers 7 h du matin (heure de Bamako).

Le suivi de l'attentat sur Jeune Afrique

Le suivi de l'attentat sur RFI

Plaque diplomatique. Selon une source sécuritaire malienne, des assaillants sont rentrés dans l’enceinte de l'hôtel à bord d'une voiture munie d'une plaque diplomatique.

Un historique chargé. Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.