Violences

Attaque sanglante dans l’est du Congo, 14 Casques bleus tués

Des miliciens musulmans ougandais seraient à l’origine de l’attaque. C’est la pire dans l’histoire récente des Casques bleus, selon l’ONU

Au moins 14 Casques bleus de l’ONU et cinq soldats congolais ont été tués dans une attaque de miliciens contre une base de l’ONU dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé vendredi la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC (Monusco).

L’attaque a aussi fait 53 blessés. Elle s’est déroulée jeudi soir à Beni, ville de la province du Nord-Kivu proche de la frontière avec l’Ouganda, ont dit des responsables onusiens.

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Selon l’un de ces responsables et un membre d’une ONG congolaise, les Casques bleus visés par l’attaque sont de nationalité tanzanienne. La Monusco précise que des renforts ont été envoyés à Beni en coordination avec l’armée congolaise et que des évacuations médicales sont en cours.

Selon une autre source citée par l’AFP, les assaillants auraient visé une base de la Monusco jeudi à Semuliki, dans la province du Nord-Kivu. La base était tenue par un contingent tanzanien. Des soldats congolais et des rebelles ont aussi été tués, d’après cette même source, qui affirme: «Il y a beaucoup de pertes de part et d’autre.»

Le secrétaire général «indigné»

Les soldats de la Monusco auraient été victimes des rebelles ougandais musulmans ADF (Forces démocratiques alliées), l’un des nombreux groupes armés actifs dans la région du Kivu (Est), d’après des sources militaires congolaises.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est déclaré «indigné» par l’attaque meurtrière vendredi dans un tweet. «C’est la pire attaque contre des Casques bleus de l’ONU dans l’histoire récente de l’Organisation», a affirmé de son côté le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric, également sur Twitter.

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