France

Attaque dans une église: l'un des preneurs d'otages avait été arrêté à Genève

L'un des deux auteurs de la prise d'otages a été arrêté à l'aéroport de Genève lors de son retour de Turquie. Il avait été incarcéré à la prison de Champ-Dollon avant d'être extradé vers la France. Il aurait aussi fréquenté la mosquée du Petit-Saconnex

L’un des deux auteurs de la prise d’otages survenue ce mardi dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, avait été arrêté à l’aéroport de Genève. L'Office fédéral de la justice (OFJ) confirme au Temps l'arrestation d'un ressortissant français «sur ordre de l’OFJ en date du 14 mai 2015». «Une demande d’arrestation a été émise par la France pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme», déclare Folco Galli, son porte-parole. Lequel poursuit: «Lors de l’audition ayant suivi son arrestation, effectuée par les autorités genevoises, l’intéressé avait consenti à son extradition vers la France, selon une procédure simplifiée. Suite à ce consentement, l’OFJ avait pu autoriser l’extradition. Il avait été remis aux autorités françaises le 21 mai 2015.»

Interpellé à sa descente d’avion en provenance de Turquie où il avait été refoulé, ce Français âgé de 19 ans avait été incarcéré «quelques jours» à la prison de Champ-Dollon, annonce la Tribune de Genève. Selon plusieurs sources, l’individu avait tenté de rallier la Syrie à deux reprises, d’abord via Munich – mais sans succès –, puis via Genève. Emprisonné pendant un an dans l’Hexagone, il est sorti de prison le 22 mars 2016, bénéficiant d’une liberté conditionnelle. Depuis, il portait un bracelet électronique à domicile.

Deux tentatives ratées pour rejoindre la Syrie

Connu sous les initiales A.K., le jeune homme a tenté une première fois de rejoindre la Syrie, en passant par la Bulgarie et la Turquie. Mais son entreprise échoue à Munich où il est arrêté, puis expulsé vers la France où il est sous contrôle judiciaire au domicile de ses parents, toujours à Saint-Étienne-du-Rouvray.

A.K., devenu majeur, essaie une nouvelle fois de rallier la Syrie, accompagné d'un mineur en fugue. Direction l'aéroport de Genève. Là, un chauffeur de taxi, intrigué par le comportement et le jeune âge de ses clients contacte la police genevoise. Trop tard, le 11 mai, les deux acolytes embarquent dans un vol en partance de l’aéroport genevois vers la Turquie. Dans le même temps, un mandat d'arrêt international est délivré par la France. Arrêtés dès leur arrivée en Turquie, les deux individus sont refoulés vers Genève. A.K. sera extradé vers la France. 

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