Un attentat à la voiture piégée a fait une vingtaine de blessés samedi soir à proximité du stade de football du club de Besiktas à Istanbul. La cible de l'attaque était un bus des forces de l'ordre, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Suleyman Soylu, selon l'agence.

L'attentat est survenu deux heures environ après la fin d'un match dans la Vodafone Arena. Les forces de l'ordre ont bouclé la zone. Des images de télévision montrent ce qui semble être la carcasse calcinée d'une voiture et deux incendies dans une rue devant le stade.

Des témoins disent avoir entendu deux explosions. Un photographe de Reuters sur place rapporte que plusieurs passagers du bus semblent gravement blessés.

L'attentat est survenu deux heures après la fin d'un match dans la Vodafone Arena entre Besiktas, le club du Suisse Gökhan Inler, et l'équipe de Bursaspor. Les forces de l'ordre ont bouclé le quartier. Des images de télévision montrent ce qui semble être la carcasse calcinée d'une voiture et deux incendies dans une rue devant le stade.

La Turquie a été frappée par de nombreux attentats ces dernières années. Certaines attaques ont été revendiquées par l'organisation Etat islamique, d'autres par des séparatistes kurdes ou des organisations d'extrême gauche.

Nouveau projet de régime présidentiel

Dans la journée, le parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie a transmis samedi au Parlement le projet de réforme constitutionnelle visant à renforcer la fonction présidentielle. Ce texte modifie aussi les structures des systèmes judiciaires et sécuritaires.

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Cette réforme, que le président Recep Tayyip Erdogan prône de longue date, établirait un régime présidentiel fort, calqué sur la France ou les Etats-Unis. Elle serait à même, selon le chef de l'Etat, de protéger le pays de l'instabilité politique.

Ce texte d'une vingtaine d'articles prévoit notamment le transfert de l'essentiel du pouvoir exécutif du Premier ministre au président de la République, une fonction essentiellement honorifique dans l'état actuel de la Constitution.

L'idée d'un renforcement de M. Erdogan inquiète toutefois ses opposants, qui accusent le président de dérive autoritaire, en particulier depuis la tentative de putsch du 15 juillet et les purges qui ont suivi.