L'un des auteurs des attentats du 7 juillet à Londres a, dans la panique, passé plusieurs appels avec un téléphone portable aux trois autres kamikazes peu avant de faire exploser sa bombe, a affirmé le quotidien Evening Standard, citant des sources des milieux de sécurité.

Juste après avoir quitté ses trois complices, Hasib Hussain, 18 ans, avait prévu de prendre la Northern Line vers le nord de Londres, mais celle-ci était fermée en raison d'un problème technique, estiment ces sources anonymes. Il avait l'intention initialement de faire exploser sa bombe en même temps que les trois autres, qui ont été déclenchées quasi-simultanément à 8 h 50 locales (07 h 50 GMT), mais les problèmes imprévus du métro ont déjoué ses plans. Il a passé ses appels avec un téléphone portable aux alentours de 9 heures locales, mais ses trois complices avaient déjà fait exploser leurs engins. Il aurait ensuite marché dans les rues, dans un quartier qui ne lui était pas familier et serait monté dans l'autobus numéro 30, qui a explosé à 9 h 47, faisant 13 victimes.

Echec de l'objectif initial

Selon les sources des milieux de sécurité, ces appels, retrouvés par les enquêteurs, suggèrent plusieurs observations. Les enquêteurs estiment que cette découverte rend peu problable l'existence d'un «cerveau» de l'opération, car Hasib Hussain l'aurait alors appelé pour obtenir de l'aide. Selon ces sources, les auteurs des attentats n'avaient pas initialement l'intention de viser un autobus. Husain ne serait monté dans l'autobus numéro 30 que parce qu'il avait échoué à atteindre son objectif initial, supputent également ces sources anonymes citées par le journal.

Les attentats du 21 juillet, qui ont visé eux aussi trois stations de métro et un autobus, auraient donc été inspirés du modèle des attentats du 7 juillet plutôt que prévus dans un même plan global. La cellule aurait prévu de faire exploser le 7 juillet des bombes aux quatre points cardinaux dans la capitale. Un groupe affirmant s'appeler «l'Organisation Al-Qaida/Djihad en Europe» avait revendiqué les attentats du 7 juillet en affirmant que la Grande-Bretagne «brûlait de peur, de terreur et de frayeur du nord au sud et d'est en ouest».

Ces attentats, dans trois stations de métro et un autobus ont fait 56 morts et plus de 700 blessés. Les attentats du 21 juillet n'ont pas fait de victimes, les bombes n'ayant pas explosé.