Toutes les polices d’Europe sont sur sa piste depuis le lendemain des attaques, le 14 novembre, l’avis de recherche est général, et pourtant, Salah Abdeslam, un des auteurs des attaques meurtrières de Paris, aurait réussi à déjouer tous les contrôles et à se réfugier en Syrie, selon CNN, qui cite une «source proche de l’enquête et des services de renseignements».

Les enquêteurs tentent de retracer son itinéraire depuis sa fuite vers Bruxelles, aidée par deux amis, le soir des attentats. Hamza Attou, venu chercher Salah Abdeslam à Paris, aurait sollicité un de ses amis, Ali Oulkadi, pour qu'il le prenne en charge à son arrivée à Bruxelles. Agé de 31 ans et père de deux enfants, Ali Oulkadi, arrêté ensuite par la police belge, semble être la dernière personne à l'avoir vu vivant. Il serait venu le chercher à Laeken avant de le déposer à Schaerbeek, deux communes bruxelloises situées à environ trois kilomètres de distance. 

Infographie interactive: Ces terroristes qui ont frappé Paris

Après une dizaine de minutes de trajet, Salah Abdeslam aurait demandé à son conducteur de le laisser près d’un dépôt de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, au bord d’une route. «Une fois qu’on était arrêtés, Salah m’a dit d’attendre cinq minutes avant de repartir. C’est ce que j’ai fait. Il est sorti et a dit qu’on ne le reverrait jamais. Il est parti et j’ignore où il est allé», raconte Ali Oulkadi, cité par le quotidien belge «Het Laatste Nieuws».

L’homme aurait demandé des nouvelles de Brahim, le frère de Salah Abdeslam lors d'une pause dans un café, dont il assure avoir oublié le nom. Son passager, qu’il décrit comme «livide», lui aurait alors confié que son frère venait de mourir et qu’il avait tué des gens, raconte le média belge La Dernière Heure. Il faut rappeler que le soir des attaques, Brahim s'est fait exploser sur la terrasse d'un café parisien du 11e arrondissement, Boulevard Voltaire, mais sans faire de victime.