Ce mercredi n’a pas été tout à fait la journée dont Magdalena Andersson avait rêvé. La nouvelle première ministre suédoise, âgée de 54 ans, était entrée dans l’histoire comme la première femme à être élue à ce poste, cent ans après que le pays leur a accordé le droit de vote, et des années après les voisins scandinaves. Mais la sociale-démocrate, ex-ministre des Finances du précédent gouvernement mené par Stefan Löfven, a dû démissionner moins de huit heures après son élection. Son gouvernement est minoritaire, ce qui était prévu. Mais son budget, chose bien plus inattendue, a aussi été rejeté. Le Parti du centre, refusant l’influence des ex-communistes sur la politique gouvernementale, ne l’a pas voté. Sur les 7,6 milliards de francs de réformes prévus, entre 1 et 2 milliards auraient pu être attribués par l’opposition de droite et d’extrême droite, qui veut notamment diminuer les taxes sur l’essence.