■ Août 1814: la punition des Anglais

«Nous sommes ici dans la plus grande consternation. Une armée anglaise forte de 15 000 hommes a marché hier sur Washington et a fait sauter le Capitole, le palais présidentiel, etc.» C’est dans la Gazette de Lausanne du 7 octobre 1814 qu’on lit ces mots, extraits d’une «lettre de Baltimore», datée du 25 août 1814. Un peu plus loin: «Deux heures suffirent pour occuper Washington. Il fallut plus de tems (sic) pour détruire, mais rien ne fut épargné. En deux jours, le vainqueur renversa tous les édifices publics. Des rues entières disparurent… L’œil n’aperçoit plus que quelques pans de murs, les traces affreuses de la dévastation et un morne silence.»

C’est en 1814 que le siège du Congrès américain fut victime d’attaques pour la première fois. Ce fut la seule fois d’ailleurs où l’assaillant était une puissance étrangère. L’opération britannique était organisée en représailles de l’incendie par les Américains de la ville de York dans le Haut-Canada en 1813, dans le cadre de la guerre anglo-américaine de 1812.