Dans la nouvelle gare centrale de Vienne, ils débarquent par centaine chaque jour. Là, des bénévoles leur offre le gîte, la nourriture, une aide pour le voyage. Ils ne restent pas plus d’un jour ou d’eux, le temps de se reposer avant de poursuivre leur périple. Le flux des réfugiés, en provenance du Proche-Orient pour la plupart, ne tarit pas. Ils seraient entre 3000 et 5000 à traverser quotidiennement le pays pour se rendre en Allemagne. Depuis fin août, 250 000 réfugiés ont passé la frontière autrichienne. Les autorités s’attendent à 60 000 demandes d’asile pour 2015.

Cet afflux de réfugiés a été l’un des thèmes de prédilection du FPÖ pour gagner des électeurs. Une stratégie qui n’a que partiellement fonctionné à Vienne. Longtemps silencieux sur le sujet, le maire socialiste sortant, Michaël Häupl, a fait le parti inverse d’ouvrir les portes de la ville et signifié son soutien aux migrants. Une position qui s’est révélée payante puisqu’il a limité ses pertes électorales contrairement à ce qu’indiquaient les sondages.

Si plus d’un quart de la population de la capitale est d’origine étrangère, c’est loin d’être le cas dans le reste du pays. L’Autriche applique l’une des politiques migratoires et d’asile les plus restrictives de l’Union européenne. Elle compte beaucoup moins d’étranger que la Suisse.