D'ici vendredi soir, les parlementaires américains devront s’entendre sur une nouvelle loi de finances s’ils veulent éviter la paralysie soudaine des services fédéraux, surnommée «shutdown», qui forcerait des centaines de milliers d’employés au chômage technique.

Ministères mais aussi parcs nationaux, certains musées et une multitude d’organismes seraient touchés. Le «shutdown» de l’hiver 2018, le plus long en date, avait notamment affecté le contrôle des bagages dans les aéroports.

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Malgré les fortes divisions partisanes, la plupart des élus des deux camps ne veulent pas de cette situation qui risque de semer la pagaille avant les fêtes. Mais une poignée d’élus républicains, la plupart très proches de Donald Trump, refusent pour l’instant de soutenir ce budget, arguant qu’il contribuerait à financer la mise en place des obligations vaccinales dans le pays, auxquelles ils s’opposent.

Dans un communiqué, ils ont exhorté mercredi leurs collègues au Sénat à utiliser «tous les outils à leur disposition» pour empêcher le passage de cette loi temporaire, et faire ainsi pression sur l’administration Biden.

6 milliards de dollars de coûts 

Les démocrates, qui ont impérativement besoin du soutien des républicains pour approuver une nouvelle loi de finances d’ici vendredi, étaient nombreux à faire part de leur exaspération. «Il serait irresponsable de paralyser notre gouvernement au moment où nous entrons dans l’hiver et nous nous préparons aux effets du variant Omicron – le tout au nom de la lutte contre une obligation vaccinale destinée à augmenter les taux de vaccination et sauver des vies», a fustigé le sénateur de Virginie Mark Warner.

Il est certes très courant que des accords de dernière minute soient trouvés sur des budgets temporaires. Mais la situation était assez incertaine pour que plusieurs économistes commencent à chiffrer le prix de ce blocage. Une semaine de «shutdown» coûterait 6 milliards de dollars à l’économie américaine, selon une note de l’institut Oxford Economics.