La menace qui fait le plus mal n’est pas toujours militaire. A Budapest où le gouvernement de Viktor Orban est en campagne électorale pour les législatives du 3 avril, l’heure n’est pas, comme en Pologne voisine, à l’élaboration de scénarios sur une possible confrontation directe avec les forces russes. Elle est d’abord énergétique, et pas seulement liée aux approvisionnements en gaz russe (80% de ses importations). La peur est nucléaire. Elle concerne la centrale de Paks, qui fournit à elle seule 45% de l’électricité consommée dans le pays.