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Aux Invalides, la France rend hommage à ses soldats et s'interroge sur la guerre au Sahel 

L'hommage aux treize soldats français morts au Mali le 25 novembre se déroule aux Invalides, à Paris ce lundi. A la veille du sommet de l'OTAN, les 3 et 4 décembre, la France revient à la charge pour solliciter l'appui de ses alliés européens pour sa force Barkhane déployée au Sahel.

Les treize soldats français disparus lundi au Sahel, auxquels la France rend hommage ce lundi 2 décembre lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris, n'ont pas trouvé la mort sous le feu d'un groupe armé affilié à l'Etat islamique. Telle demeure la version officielle de l'accident d'hélicoptères survenu le 25 novembre, malgré la revendication de l'Etat Islamique (EI), tombée vendredi.  Le communiqué de l'EI, diffusé sur la messagerie cryptée Telegram, avait ravivé les doutes sur les circonstances de la collision des deux appareils survenue après la nuit tombée dans la région du Liptako Gourma, dite des «trois frontières» (Niger, Burkina Faso, Mali): «Les soldats du califat ont tiré en direction de l'appareil, le forçant à se retirer et au final il est entré en collision avec un autre hélicoptère» avait affirmé le 28 novembre le groupe «Etat Islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (Iswap)», une franchise locale de la nébuleuse terrroriste.

La version de l'Etat major français reste pour sa part inchangée. «Il n’y a pas eu de prise à partie par les djihadistes qui étaient poursuivis (…) a répété son chef, le général François Lecointre. Il n’y a pas eu de retrait d’un appareil face à un tir des djihadistes. L’armée française dit la vérité: nous la devons à nos soldats et aux familles de nos compagnons qui sont morts. Les enquêtes ne sont pas terminées, les boîtes noires vont être exploitées pour avoir les détails précis de la manière dont nos soldats sont morts.»