Son dévouement a été récompensé. Pendant la campagne électorale, Avigdor Lieberman a milité sans compter pour Ariel Sharon auprès des électeurs «russes». Aujourd'hui, ce représentant de l'extrême droite, 43 ans, originaire de Moldavie, reçoit en retour le Ministère de l'infrastructure. Portefeuille sensible en ce qu'il touche notamment les rapports avec les colonies de peuplement dans les territoires palestiniens, il est doublement important pour lui: le chef du parti Israël Beitenu («Israël notre maison») habite lui-même dans la colonie de Nokedim, dans le sud de la Cisjordanie. Personnage controversé, devenu le symbole de ce gouvernement chez ceux qui, à gauche, ont refusé d'y participer, Lieberman a assuré pendant la campagne que ce cabinet n'hésiterait pas à bombarder Beyrouth, Téhéran, Le Caire et le barrage d'Assouan s'il le fallait.

La veille de sa nomination, des députés ont décidé de lever son immunité parlementaire au motif qu'il a frappé plusieurs enfants qui s'en étaient auparavant pris aux siens.