Une quasi-collision entre avions militaires russe et américain en Syrie ce mois-ci a été l'incident au cours duquel des appareils des deux pays ont été au plus proche dans le conflit syrien, a affirmé le Pentagone lundi 31 octobre. Ils étaient à moins de 800 mètres l'un de l'autre.

L'incident s'est produit dans l'est de la Syrie le 17 octobre quand un avion russe qui escortait un gros appareil de surveillance a effectué des manoeuvres à proximité d'un avion américain.

«C'est le plus proche que nous avons eu à ce jour, et c'est la raison pour laquelle ce fut particulièrement préoccupant», a affirmé Peter Cook, porte-parole du Pentagone. Il a affirmé que l'incident était survenu par mégarde.

De nuit et sans lumière

Un responsable américain avait expliqué la semaine dernière que les deux appareils étaient passés suffisamment près l'un de l'autre pour que le pilote américain ressente les turbulences créées par les réacteurs de l'avion russe.

Il semble que le pilote russe n'a pas vu l'avion américain sur son radar, alors que les deux appareils circulaient de nuit, sans lumière. Sur les réseaux sociaux, les organes de presse proches de la Russie ont une autre explication. 

Les Américains ont alors fait usage d'une ligne de communication d'urgence puis ont questionné les Russes pour finalement établir que la quasi-collision avait eu lieu par inadvertance.

L'aviation russe et des appareils de la coalition internationale conduite par les Américains sont présents de façon quasi continue dans certaines parties de l'espace aérien syrien et ce trafic devrait s'intensifier à l'aube d'une opération sur la ville de Raqqa, «capitale» autoproclamée de l'Etat islamique (EI).

Lire aussi: A Raqa, capitale des djihadistes, tout est noir

Cette offensive devrait «se produire bientôt, car nous estimons que (l'EI) est sous pression en Syrie et en Irak, et nous pensons que c'est le bon moment pour commencer à pousser à Raqqa également», a déclaré Peter Cook.